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Théologie

  • Luther, t.II dans la Pléiade

    La Bibliothèque de la Pléiade édite un deuxième volume des Oeuvres de Luther, un must pour les 500ans, de ce théologien qui fut aussi un grand littérateur de langue allemande. Luther, en papier bible, dans une collection sobre et prestigieuse, créée par un club de protestants, dont Gide et Schlumberger...

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  • ETR, un numéro spécial 2017 exceptionnel

    réforme,réformation,réforme500,protestantisme,martin luther,huldrych zwingli,balthasar hubmaier,jean oecolampade,sebastian münster,marie dentière,paul dolsciusLa revue ETR (Etudes théologiques et religieuses) sort un n° spécial pour le jubilé de la Réformation. Il s'agit d'un volume exceptionnel de 21 textes réformateurs inédits en français, réunis et édités par Chrystel Bernat. 

     

    En voici le sommaire : 

     

    1 Aux sources de la Réforme, Avant-propos de Chrystel Bernat


    5 Philippe MELANCHTHON, Lieux communs des choses théologiques ou hypotyposes théologiques (1521) – Introduction du livre et chapitre premier. Traduction du latin, présentation et notes de Pierre-Olivier Léchot : À propos de l’enseignement de la théologie et du libre arbitre


    25 Martin LUTHER, Raison et justification que des nonnes peuvent quitter leurs couvents en conformité avec Dieu (1523). Traduction de l’allemand, présentation et notes de Pierre Bühler


    35 Huldrych ZWINGLI, 67 thèses pour la dispute de Zurich, le 29 janvier 1523.Déclarations conclusives. Présentation de Chrystel Bernat. Traduction de l’allemand par François Vouga


    53 Balthasar HUBMAIER, Dialogue à propos du livret sur le baptême de Maître Zwingli de Zurich, au sujet du baptême des enfants (1526). Traduction de l’allemand, présentation et notes de Catherine Dejeumont : « Dialogue » dites-vous ? Balthasar Hubmaier et Zwingli


    135 Martin LUTHER, Lettres de la forteresse de Cobourg (du printemps à l’automne 1530). Traduction du latin et de l’allemand, présentation et notes de Pierre Bühler


    155 Huldrych ZWINGLI, Exposition de la foi chrétienne (1531). Traduction du latin, présentation et notes de Jean-François Gounelle


    207 Martin LUTHER, « Que Jésus-Christ vous montre ses pieds et ses mains… ». Trois lettres de réconfort de Martin Luther (1531-1532). Traduction de l’allemand, présentation et notes de Matthieu Arnold


    219 Martin LUTHER, La bénédiction telle qu’on la proclame sur le peuple après la messe, selon le quatrième livre de Moïse, au sixième chapitre. Commentée par D. Martin Luther (1532). Traduction de l’allemand, présentation et notes de Pierre Bühler


    229 Jean OECOLAMPADE, Préface au commentaire du livre de Job (1532). Traduction du latin (édition de Genève, 1567), présentation et notes de Gilbert Dahan


    237 Sebastian MÜNSTER, Extrait de la Préface de la Bible hébraïque (1534) – Qu’il ne faut pas mépriser les commentaires des Hébreux. Traduction du latin, présentation et notes de Gilbert Dahan


    249 Marie DENTIÈRE, Défense pour les femmes, fragment de l’Epistre tres utile(1539). Présentation et notes d’Annie Noblesse-Rocher


    257 Paul DOLSCIUS, Confessio Augustana Græca (1559). Traduction du grec, présentation et notes de Jacqueline Assaël : La Confessio Augustana Græca, rhapsodie ambivalente de la Confession d’Augsbourg et de ses variantes


    329 Augustana Græca. Sa réception orthodoxe au XVIe siècle. Postface de Nicolas Kazarian
    341 PARMI LES LIVRES

  • Les révoltés de l'Evangile

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    En 1500, l’Europe se proclame chrétienne mais beaucoup pensent que l’Église, malade, a besoin d’être renouvelée. Parallèlement à la rénovation humaniste, représentée par Érasme, émerge la Réforme de Luther et de Zwingli.

     

    Dans un premier temps, le désir de changement et l’opposition à Rome unissent les réformateurs. Mais, dans les années 1520, les choses s’emballent : la contradiction entre la poussée subversive de l’Évangile et les institutions séculaires provoquent des ébranlements violents dans l’Empire germanique et la Confédération helvétique. Comment répondre à ces révoltes ? De quelle révolution théologique sont-elles le signe ? Quelle spiritualité voit alors le jour ?

     

    C’est à travers la vie et l’engagement emblématiques de Balthasar Hubmaier (1480-1528), prêtre catholique allemand converti au zwinglianisme, penseur d’une église professante et du baptême des adultes, que l’historien Neal Blough fait le récit inédit de la naissance de l’anabaptisme. Ce retour à la foi apostolique issu de la Réforme communale sera condamné par les réformateurs comme hérétique, associant pleinement ses défenseurs au combat social qu’a été le mouvement paysan.

     

    Un retour aux origines d’une confession chrétienne pratiquée par plus d’un million de fidèles aujourd’hui.

     

    Professeur d’histoire du christianisme à la Faculté libre de théologie évangélique de Vaux-sur-Seine et directeur du Centre Mennonite de Paris, Neal Blough est l’auteur de Christologie anabaptiste, et a dirigé le collectif Jésus Christ aux marges de la Réforme.

     

  • Impact "Héritage" : une collection très bienvenue

    Les éditions Impact (Québec) se sont déjà signalées par la qualité doctrinale de leurs publications. Une nouvelle collection propose aux lecteurs francophones des "classiques" du protestantisme orthodoxe (baptiste, réformé, puritains...), indispensables à nos bibliothèques théologiques.

     

    On se réjouit de cette initiative, assurés de son utilité et des richesses qu'elle contient. 

    Capture d’écran 2017-03-07 à 11.33.24.png orthodoxie protestante,théologie évangélique,tradition,impact,impact heritage,théologie,puritains,jonathan edwards,richard baxter,baptisme,martin lutherCapture d’écran 2017-03-07 à 11.35.02.png

  • (Conférence) Echapper au purgatoire?

    Ne loupez pas demain à Paris cette conférence sur le "voleur de Paradis"!

     

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  • Les Juifs de Luther, une synthèse très éclairante

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    Luther était-il antisémite? Le rapport du Réformateur aux Juifs fait aujourd'hui partie de son côté obscur. Mais qu'en a-t-il été exactement?

     

    Dans cette synthèse brillante, Thomas Kaufmann étudie la question avec tact et soin, loin des raccourcis simplificateurs. Retraçant l'évolution de Luther de son premier texte "Que Jésus-Christ est né Juif" (1523) à son pamphlet le plus virulent "Des Juifs et de leurs mensonges" (1543), l'auteur mène une enquête textuelle, historique et théologique tout à fait éclairante, dont ne livrerons pas ici les résultats, pour ne pas gâcher la lecture.

     

    Une chose est sûre, il est difficile d'affirmer péremptoirement que Luther fut coupable d'antisémitisme ou d'antijudaïsme, sans avoir lu une mise au point telle que celle-ci, qui respecte la complexité du sujet, ses nuances, et donne les éléments importants de son contexte et de sa biographie.

     

     

  • Luther, Calvin et les Juifs

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    Parution 17.11.2016

     

    A lire dans Réforme cette semaine (n°3679 du 3 novembre 2016) : Bernard Cottret revient sur les relations entretenues par Luther et Calvin avec le judaïsme.

     

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  • Etrangers dans la Cité

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    Dans le monde, "l'Eglise doit être l'Eglise, et rien d'autre que l'Eglise". Cette déclaration donne le ton de cet ouvrage, qui souhaite rappeler la vocation de l'Eglise dans notre société.

     

    Plusieurs théologiens se sont fourvoyés, nous disent les deux auteurs, en tentant d'adapter le message de l'Evangile au monde afin de le rendre plus accessible et plus acceptable. Tentative ultime, selon eux, pour redorer le blason du christianisme qui aurait connu son âge d'or dans le passé. Il n'en est rien, nous disent-ils, car cette soi-disant société chrétienne n'a jamais existé ; elle n'avait de chrétien que le nom. Ils affirment même, dans le premier chapitre, que "si le monde était fondamentalement chrétien, alors il faudrait s'inquiéter pour l'Eglise" car l'événement décisif pour le chrétien est la mort et la résurrection du Christ, que le monde n'est pas prêt à recevoir.

     

    En ce sens, recevoir l'Evangile conduit à s'engager dans une nouvelle communauté : l'Eglise, que nos deux auteurs définissent comme une polis. Suivant les positions du théologien mennonite Yoder, ils proposent une nouvelle compréhension du politique. D'abord en disant que l'Eglise est une politique car elle est une communauté, mais cette communauté est étrangère. Ensuite, ils affirment que l'Eglise fait de la politique non en participant au bien du monde, ou en influençant la société, mais en vivant son message pleinement.

     

    En ce sens, ils nous répètent qu'être chrétien c'est accepter de "payer un prix, car il coûte, en notre temps, d'être disciple. Le troisième chapitre insiste sur le fait que ceux qui portent l'Evangile sont des hommes et des femmes ordinaires que vivent en Jésus-Christ. En ce sens, l'expression américaine "melting-pot" n'est que trop vague et bien hypocrite, qui permet au religieux de revêtir un "habit de fin lin" tout en continuant d'haïr, de mépriser, de rejeter. Le pardon véritable et la réconciliation ne s'habillent pas de slogans, mais sont le fruit d'une vie livrée à la suite du Christ crucifié.

     

    D'ailleurs, il n'est nullement besoin de chercher une éthique chrétienne, nous disent-ils, car "être éthique" signifie "être Eglise", autrement dit, vivre le message de l'Evangile dans un milieu hostile. Le quatrième chapitre invite à ne pas vivre seul ce message mais à trouver notre force dans la communion de l'Eglise en acceptant de dépendre des uns et des autres. Il faut donc sortir de ces débats oiseux entre conservateurs et libéraux, entre éthique de droite et de gauche, car les chrétiens doivent simplement accepter leur faiblesse au milieu du monde. Cette incapacité nous conduit à vivre dans l'interdépendance du corps de l'Eglise, communauté formée de ceux qui ont répondu à l'injonction de Jésus : "Suis-moi!".

     

    Il est donc impératif que les chrétiens ne cherchent pas à être des héros mais à vivre des hommes et des femmes fidèles à l'Evangile. "L'éthique ne demande rien de plus que cela : une personne ordinaire vivant une vie chrétienne devant d'autres personnes ordinaires."

     

    Dans le sixième chapitre, nos auteurs reviennent sur l'importance du ministère pastoral qui ne doit pas être vécu dans une forme d'isolement ou de solitude mais en collaboration avec l'Eglise. Ils remettent en question le "Ministère" avec un grand M pour favoriser la confrontation fraternelle. Attention, car l'essentiel du zèle pastoral et de l'Eglise ne puise pas dans des techniques psychologiques, mais dans le refus de sous-estimer "le scandale de la croix et la corruption de notre culture" concluent-ils!

     

    A coup sûr, cet ouvrage prend à rebrousse-poil tous les penseurs, théologiens, responsables et membres d'Eglise de notre temps. Le verdict radical posé par les auteurs implique une dépendance complète du message, tout aussi radical, de l'Evangile, pour continuer dans l'espérance. Nous sommes loin des méthodes empruntées au monde pour nourrir les rêves d'une église conquérante! : cette sorte de "dinette évangélique" affaiblit l'oeuvre de séparation contenue dans la croix et la résurrection de Jésus-Christ.

     

    Si l'on peut adresser quelques reproches à nos auteurs, on ne peut pas retenir celui d'une position qui conduirait à se retrancher du monde. Leurs détracteurs utilisent cet argument facile pour les déconsidérer et mieux justifier leurs ambitions, et le désir, naturel, d'échapper au rejet; il n'y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir!

     

    On peut par contre, regretter l'ambiguïté du terme "politique" dans leur développement, même s'ils prennent le soin de le définir précisément. Cet usage, sans doute un peu provocateur, perd en pertinence évangélique ce qu'il gagne en rhétorique. Cela dit, nous avons ici un ouvrage stimulant et fondamental si l'Eglise veut rester au service du message du Christ!

  • John Wesley d'après ses sermons

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    John Wesley (1703-1791) est le principal artisan du Réveil méthodiste au XVIIIe siècle ; son impact a façonné la spiritualité évangélique et la culture anglo-américaine (et au-delà) jusqu'aujourd'hui - le FC Barcelone n'a-t-il pas été créé par une groupe de jeunes protestants méthodistes en 1892?

     

    Pourtant, le personnage est peu connu en France. De même, pour connaître quelle fut sa pensée théologique, nous ne disposons d'aucun texte systématique: Wesley n'a pas écrit de somme identique à l'Institution de la Religion Chrétienne... En fait, c'est la prédication de la Parole (associée  à une hymnologie renouvelée) qui va jouer un grand rôle dans le le développement du méthodisme : on estime, d'après son journal, que Wesley a prêché près de 50 000 fois.

     

    L'ouvrage de Patrick Streiff représente donc une première en français : il dévoile la conception wesleyenne de Dieu, de la conversion, du salut, et bien sûr, de la sanctification (jusque dans des domaines très concrets comme celui de l'argent), mais aussi des "moyens de grâce", à travers cette "dogmatique irrégulière" que constituent les sermons qui nous sont parvenus.

     

    Accessible, agréable à lire, enrichissant à bien des niveaux, le livre donne aussi la parole au principal intéressé, en citant (et traduisant) un grand nombres d'extraits. Des colonies américaines à l'Afrique en passant par l'Angleterre de la révolution industrielle, le réveil méthodiste constituera une puissance missionnaire, philanthropique, et sociale aussi originale que novatrice. Nous avons accès ici, dans une belle synthèse, au coeur de son message - et des questionnements théologiques qu'il peut susciter.

  • Premier contact avec Karl Barth (1886-1968)

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    L’œuvre de Karl Barth (1886-1968) est imposante et son influence a été déterminante pour le protestantisme de la 2nde moitié du XXe s. Aujourd’hui, un certain nombre en a entendu parler – principalement pour sa prise de position prophétique lors de la montée du nazisme, peu sont ceux à l’avoir lu, et une minorité peut dire le connaître.

               

    Voilà pourquoi cette synthèse d’Henry Mottu est particulièrement bienvenue. Elle aborde les grands thèmes de sa théologie : le lien entre Ecritures et Parole de Dieu, transcendance radicale du Tout-autre et centralité de Christ, sa dialectique du mal comme non-être et, ce qui lui a beaucoup été reproché, la nature de son universalisme et sa doctrine de la réconciliation. Le tout dans une perspective historique qui tient compte des contextes et de l’élaboration de sa théologie dans le temps. Pour cela, l’ensemble de l’œuvre est convoquée : celle de la dogmatique régulière (l’imposante Dogmatik inachevée, qui est en fait une série de cours rassemblés) et de la dogmatique irrégulière (traités, conférences, etc.).

     

    Même si l’approche aurait pu être plus critique – Barth pose un certain nombre de problèmes, surtout pour un lecteur orthodoxe (existe-t-il, par un exemple, un "oui" inconditionnel de Dieu à l'humanité indépendamment de la repentance et de la foi?) – l’exposé est clair, objectif et comporte de larges citations. Il permettra donc un très bon premier contact.