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théologie

  • Le voleur de paradis

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    Bernardin de Sienne, pour la première fois, attribue au brigand repentant, le titre de voleur de Paradis. Celui, comme affirme l’auteur, qui boycotte le Purgatoire et qui, du coup, défie l’équilibre de l’édifice théologique savamment élaboré par le catholicisme du Moyen-âge à nos jours ! Le livre de Madame Klapisch-Zuber, disons le tout de suite, est une histoire totale dans la droite lignée des fondateurs de l’École des Annales...

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  • Impact "Héritage" : une collection très bienvenue

    Les éditions Impact (Québec) se sont déjà signalées par la qualité doctrinale de leurs publications. Une nouvelle collection propose aux lecteurs francophones des "classiques" du protestantisme orthodoxe (baptiste, réformé, puritains...), indispensables à nos bibliothèques théologiques.

     

    On se réjouit de cette initiative, assurés de son utilité et des richesses qu'elle contient. 

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  • (Conférence) Echapper au purgatoire?

    Ne loupez pas demain à Paris cette conférence sur le "voleur de Paradis"!

     

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  • Ecrits philosophico-théologiques sur le christianisme

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    Derrière ce titre un peu impressionnant se cache une recueil d'articles à découvrir absolument.

     

    Charles-Eric de Saint-Germain, dont on aura déjà pu lire La défaite de la raison (Salvator), nous donne une série de leçons philosophiques en rapport avec des thèmes majeurs du christianisme : l'amour, le plaisir, le corps, la violence... ainsi qu'une réflexion passionnante sur "Peut-on être chrétien et Franc-maçon?" (en se basant sur les différences entre révélations bibliques et ésotériques dans la quête de la sagesse) ou une introduction aux stades de l'existence chez Kierkegaard.

     

    Les avantages d'une telle lecture sont nombreux. Outre l'initiation à certains auteurs, elle donne au croyant une perspective critique sur les idées et les tabous de la modernité (que l'on gobe parfois sans y faire attention, et sans se rendre compte que l'on abandonne sa liberté), tout en affermissant certaines convictions fondamentales.

     

    Comme souvent, la limite du livre vient du statut que l'on confère à la raison dans l'intelligentsia évangélique. Le "refus de sacrifier la raison sur l'autel de la foi" qui caractérise les démarches apologétiques et systématiques sont un point aveugle de la culture occidentale que ces théologiens se gardent bien de critiquer. La Raison est un dieu décidément bien installé, un de ces hauts-lieux dont on conserve le culte à côté de celui rendu à Dieu. Le lecteur trouvera néanmoins dans ce livre une réflexion importante et nécessaire, que nous ne pouvons qu'encourager.

     

    Table des matières.

  • Les Juifs de Luther, une synthèse très éclairante

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    Luther était-il antisémite? Le rapport du Réformateur aux Juifs fait aujourd'hui partie de son côté obscur. Mais qu'en a-t-il été exactement?

     

    Dans cette synthèse brillante, Thomas Kaufmann étudie la question avec tact et soin, loin des raccourcis simplificateurs. Retraçant l'évolution de Luther de son premier texte "Que Jésus-Christ est né Juif" (1523) à son pamphlet le plus virulent "Des Juifs et de leurs mensonges" (1543), l'auteur mène une enquête textuelle, historique et théologique tout à fait éclairante, dont ne livrerons pas ici les résultats, pour ne pas gâcher la lecture.

     

    Une chose est sûre, il est difficile d'affirmer péremptoirement que Luther fut coupable d'antisémitisme ou d'antijudaïsme, sans avoir lu une mise au point telle que celle-ci, qui respecte la complexité du sujet, ses nuances, et donne les éléments importants de son contexte et de sa biographie.

     

     

  • Les #100 livres cultes du protestantisme

    Melancholia.

     

    #90 Sören Kierkegaard, La maladie à la mort, "Bouquins", Robert Laffont, 1993

     

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  • Luther, Calvin et les Juifs

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    Parution 17.11.2016

     

    A lire dans Réforme cette semaine (n°3679 du 3 novembre 2016) : Bernard Cottret revient sur les relations entretenues par Luther et Calvin avec le judaïsme.

     

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  • Conférence à Paris : Luther, une source d'inspiration pour aujourd'hui?

    Le pasteur Marc-Frédéric Muller donnera le 16 septembre à 20h, une conférence sur Martin Luther, une source d'inspiration pour aujourd'hui?

    Retrouvez-nous au 47, rue de Clichy (IXe), Salle Boegner, pour l'entendre et découvrir son dernier livre, paru chez Olivetan.

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  • Deux bons livres pour la prédication

    Paul exhorte Timothée à se consacrer tout entier à son enseignement, "car en agissant ainsi, tu te sauveras toi-même, ainsi que ceux qui t'écoutent" (1 Tm 4.11-16). La charge de la prédication, si importante pour la vie de l'Eglise, peut nécessiter un peu de soutien. Voici donc deux livres que nous avons estimés dignes d'apporter une réflexion ou une orientation bénéfiques. Il ne s'agit pas de manuels, mais plutôt de méditations fondées sur les Ecritures et de conseils liés à l'expérience, très éloignés des techniques modernes de communication.

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    Le premier est sans doute le plus connu : La Parole de la Prédication, de Dietrich Bonhoeffer (Labor et Fides). Issu d'un séminaire avec ses étudiants, il met l'accent sur la fidélité, la vie intérieure, l'état d'esprit requis pour prêcher ; c'est un livre profond, soutenu par un style percutant.

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    Le deuxième insiste sur la nécessité de "Prêcher Christ". Cette formule, tirée de la 1ère épître aux Corinthiens, rappelle que le message à proclamer n'est pas une morale, un exposé destiné à satisfaire la curiosité intellectuelle ou l'émotion des auditeurs. Il est la révélation d'une personne qui seule peut communiquer la vie d'en-haut. Ce recentrage sur Christ, sa personne et son oeuvre, est rattachée à la doctrine de l'élection. "Nul ne peut venir à moi si le Père qui m'a envoyé ne l'attire" (Jean 6.44) : cela implique que l'efficacité de la Parole pour le Salut ne repose pas sur les épaules du messager, mais sur Dieu qui appelle - ce qui est libérateur. La foi dans l'élection de Dieu, qui a choisi la folie de la prédication pour se révéler, est un sûr fondement pour accomplir cette tâche. Accessible et biblique, il est bien davantage qu'une méthode pour mieux parler ; il ramène au travers de ses brefs chapitres à une prédication qui ne soit pas seulement évangélique dans la doctrine, mais aussi dans l'esprit.

    Edgar Andrews, Prêcher Christ, Europresse, 10€.

  • Etrangers dans la Cité

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    Dans le monde, "l'Eglise doit être l'Eglise, et rien d'autre que l'Eglise". Cette déclaration donne le ton de cet ouvrage, qui souhaite rappeler la vocation de l'Eglise dans notre société.

     

    Plusieurs théologiens se sont fourvoyés, nous disent les deux auteurs, en tentant d'adapter le message de l'Evangile au monde afin de le rendre plus accessible et plus acceptable. Tentative ultime, selon eux, pour redorer le blason du christianisme qui aurait connu son âge d'or dans le passé. Il n'en est rien, nous disent-ils, car cette soi-disant société chrétienne n'a jamais existé ; elle n'avait de chrétien que le nom. Ils affirment même, dans le premier chapitre, que "si le monde était fondamentalement chrétien, alors il faudrait s'inquiéter pour l'Eglise" car l'événement décisif pour le chrétien est la mort et la résurrection du Christ, que le monde n'est pas prêt à recevoir.

     

    En ce sens, recevoir l'Evangile conduit à s'engager dans une nouvelle communauté : l'Eglise, que nos deux auteurs définissent comme une polis. Suivant les positions du théologien mennonite Yoder, ils proposent une nouvelle compréhension du politique. D'abord en disant que l'Eglise est une politique car elle est une communauté, mais cette communauté est étrangère. Ensuite, ils affirment que l'Eglise fait de la politique non en participant au bien du monde, ou en influençant la société, mais en vivant son message pleinement.

     

    En ce sens, ils nous répètent qu'être chrétien c'est accepter de "payer un prix, car il coûte, en notre temps, d'être disciple. Le troisième chapitre insiste sur le fait que ceux qui portent l'Evangile sont des hommes et des femmes ordinaires que vivent en Jésus-Christ. En ce sens, l'expression américaine "melting-pot" n'est que trop vague et bien hypocrite, qui permet au religieux de revêtir un "habit de fin lin" tout en continuant d'haïr, de mépriser, de rejeter. Le pardon véritable et la réconciliation ne s'habillent pas de slogans, mais sont le fruit d'une vie livrée à la suite du Christ crucifié.

     

    D'ailleurs, il n'est nullement besoin de chercher une éthique chrétienne, nous disent-ils, car "être éthique" signifie "être Eglise", autrement dit, vivre le message de l'Evangile dans un milieu hostile. Le quatrième chapitre invite à ne pas vivre seul ce message mais à trouver notre force dans la communion de l'Eglise en acceptant de dépendre des uns et des autres. Il faut donc sortir de ces débats oiseux entre conservateurs et libéraux, entre éthique de droite et de gauche, car les chrétiens doivent simplement accepter leur faiblesse au milieu du monde. Cette incapacité nous conduit à vivre dans l'interdépendance du corps de l'Eglise, communauté formée de ceux qui ont répondu à l'injonction de Jésus : "Suis-moi!".

     

    Il est donc impératif que les chrétiens ne cherchent pas à être des héros mais à vivre des hommes et des femmes fidèles à l'Evangile. "L'éthique ne demande rien de plus que cela : une personne ordinaire vivant une vie chrétienne devant d'autres personnes ordinaires."

     

    Dans le sixième chapitre, nos auteurs reviennent sur l'importance du ministère pastoral qui ne doit pas être vécu dans une forme d'isolement ou de solitude mais en collaboration avec l'Eglise. Ils remettent en question le "Ministère" avec un grand M pour favoriser la confrontation fraternelle. Attention, car l'essentiel du zèle pastoral et de l'Eglise ne puise pas dans des techniques psychologiques, mais dans le refus de sous-estimer "le scandale de la croix et la corruption de notre culture" concluent-ils!

     

    A coup sûr, cet ouvrage prend à rebrousse-poil tous les penseurs, théologiens, responsables et membres d'Eglise de notre temps. Le verdict radical posé par les auteurs implique une dépendance complète du message, tout aussi radical, de l'Evangile, pour continuer dans l'espérance. Nous sommes loin des méthodes empruntées au monde pour nourrir les rêves d'une église conquérante! : cette sorte de "dinette évangélique" affaiblit l'oeuvre de séparation contenue dans la croix et la résurrection de Jésus-Christ.

     

    Si l'on peut adresser quelques reproches à nos auteurs, on ne peut pas retenir celui d'une position qui conduirait à se retrancher du monde. Leurs détracteurs utilisent cet argument facile pour les déconsidérer et mieux justifier leurs ambitions, et le désir, naturel, d'échapper au rejet; il n'y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir!

     

    On peut par contre, regretter l'ambiguïté du terme "politique" dans leur développement, même s'ils prennent le soin de le définir précisément. Cet usage, sans doute un peu provocateur, perd en pertinence évangélique ce qu'il gagne en rhétorique. Cela dit, nous avons ici un ouvrage stimulant et fondamental si l'Eglise veut rester au service du message du Christ!