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sémiologie

  • Protestantisme de Roland Barthes (1915-1980)

    Capture d’écran 2015-05-09 à 17.48.09.pngDans le dernier BSHPF, Bertrand Gibert consacre un article très intéressant au "protestantisme" de Roland Barthes

    L'occasion de lire, ou de relire, l'un de ses livres les plus connus (incontournable des études littéraires) : Mythologies. Notre vie quotidienne se nourrit de mythes, sur lesquels nous n'avons guère de recul : la voiture, la publicité, le cerveau d'Einstein, l'Abbé Pierre, le lait et le vin, etc... Isolés, dans de brefs textes, de l'actualité qui les a fait naître, ils apparaissent pour ce qu'ils sont vraiment: des éléments de notre idéologie, la culture de masse moderne. 

    Ces "signes" sont ici déconstruits par Barthes, dans une sorte d'iconoclasme méticuleux et froidement humoristique - jusqu'au fameux passage de Billy Graham au Vel d'Hiv, en 1955 (qui reçoit un traitement aussi atroce que réducteur,encore que...). Cette "démystification", ou "démythologisation", peut avoir certains traits proprement protestants, celle de la lutte contre les Images, et sur laquelle il a de jolies formules :

    "L'image suscite une fascination, la parole une appropriation."

    Sa grande influence n'est pas sans poser de sérieux problèmes (herméneutiques et éthiques), et rares sont ceux qui ont tôt perçu, comme Jean Brun, les effets pervers du structuralisme. Sans doute cela a-t-il été déjà fait, mais on appliquerait volontiers à Barthes sa dissection des mythes, car il en est lui-même devenu un.