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réveil

  • Le méthodisme, un tison tiré du feu

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    Les éditions Ampelos ont eu l'idée judicieuse de publier une histoire du méthodisme en français. 

     

    Rares sont nos compatriotes qui connaissent le méthodisme,la confession de George W.Bush et Hillary Clinton. Encore plus rares sont ceux qui savent que le méthodisme a eu son heure de gloire en France et qu'il a été à l'origine d'un fort mouvement de réveil religieux.


    Né au Royaume-Uni dans les années 1730, le méthodisme en a rapidement débordé les frontières pour porter aux quatre coins du monde un message évangélique et humanitaire qui jouera un rôle clé dans la fondation de l'Armée du salut en 1865. Cet ouvrage complet et détaillé présente le méthodisme, ses doctrines, son histoire et ses représentants depuis son origine jusqu'à nos jours en donnant une vision globale de son importance. Il permet de mieux comprendre la théologie de ce mouvement, beaucoup plus influent que ses 70 millions de membres dans le monde ne le laisseraient penser, notamment pour l'avènement de la postmodernité et de la "culture pop", comme l'a montré Mark Alizart.

     

  • 3 questions à Gabrielle Cadier-Rey

    Gabrielle Cadier-Rey était récemment l'invitée de la Librairie Jean Calvin pour nous parler d'eugènie Bost. Nous en avons profité pour l'interroger sur son travail et ses lectures.

     

     

  • Eugénie Bost, femme de tête, de coeur et de foi

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    Les Asiles de La Force sont aujourd’hui une Fondation et, sur le plan symbolique, une véritable institution dans le domaine du travail social et médico-social. Si cette année l’on célèbre cette création, on ne manque pas de souligner le travail titanesque de John Bost et, pour la première fois, on y associe l’œuvre, non moins considérable, de sa digne et infatigable épouse : Eugénie.

     

    Car elle est sur tous les fronts tant la tâche est immense. Epouse exemplaire de son John qu’elle a su attendre patiemment elle ne cesse de prendre soin de sa santé et de l’entourer de mille tendresses pour lui rendre la vie plus aisée même si, parfois, l’humeur de son époux  vire à l’orage. Mère, elle prodigue des soins attentionnés et renouvelés à ses trois enfants et sait associer une immense tendresse et une fermeté non moins nécessaire au milieu de tant d’affairement. Meurtrie qu’elle a été par le décès de sa seconde fille, elle ne cesse d’être tiraillée par l'inquiétude pour leur santé, sans négliger leur éducation tant spirituelle, morale qu’intellectuelle. Mais sa charge ne s’arrête pas là car héritière d’un vaste domaine, elle comprend, très vite, qu’il lui faut en tirer le meilleur pour entretenir sa grande maisonnée. La famille, qui reçoit sans cesse, a aussi de nombreux domestique ; mais il lui faut assurer la rentabilité optimale du domaine pour soutenir l’entretien des différents asiles construits peu à peu par John. 

     

    Quand elle ne se transforme pas en négociante de vins, de terres, elle entretient une vaste correspondance amicale. Amicale, mais pas seulement car cette correspondance nourrit aussi le vaste réseau de soutien nécessaire à l’œuvre. D’ailleurs, n’est-ce pas elle aussi qui apaise les conflits, les tensions, quasi quotidiens qui chahutent le bon fonctionnement d’un travail toujours en plein développement. Et puis, il lui faut aussi soulager son mari en rédigeant des rapports, des dossiers…

     

    Multiples tâches qui font d’Eugénie l’orchestratrice d’un travail qui ne connaît pas de cloisonnement contrairement  à notre société du XXIe siècle qui ne sait que trop compartimenter. Ni John ni Eugénie ne souhaite séparer car cette unité –cette union ?- constitue le cœur de cette œuvre et lui procure son souffle et sa dynamique. 

     

    Autant dire qu’avec la publication de ce journal dont nous devons l’initiative à Gabrielle Cadier-Rey nous pénétrons le poumon d’une œuvre évangélique issue du Réveil protestant. Gabrielle Cadier-Rey nous offre ici des notes qui viennent utilement compléter un texte qui se lit vite et facilement car plein de vie et d’entrain. Dans sa préface, si personnelle, Laurent Gervereau nous annonce cette vitalité. 

     

    Ce journal démontre une fois de plus que la foi vécue n’est pas vanité mais sanctification en vue du dévouement et du service de l’autre.

     

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    Et pour ceux qui souhaitent écouter la conférence de Gabrielle Cadier-Rey, c'est par ici : 

    http://www.librairiejeancalvin.fr/index.php/ljc/Multimedia/Conferences/Le-journal-d-Eugenie-Bost

  • (Conférence) Le journal d'Eugénie Bost, un autre regard sur les Asiles de la Force

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    Cliquez dessus pour voir en grand.

     

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  • John Bost, un précurseur en BD

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    La fondation John Bost fait paraître une magnifique BD chez La Boite à bulles : John Bost, un précurseur. Autant dire que vous pouvez déjà vous précipiter dessus. Très respectueuse du donné biographique et spirituel, elle retrace l'histoire du pasteur John Bost avec élégance, de sa conversion dramatique jusqu'au moment de passer la main à son successeur. Entre les deux, la naissance d'une vocation au service des plus délaissés, dans une période de Réveil qui a vu naître les plus belles oeuvres du protestantisme. 

     

    Un excellente idée, qui, nous le croyons, trouvera un large lectorat, des plus jeunes aux plus âgés! Feuilletez quelques pages : ici.

     

    Vous pouvez en écouter une présentation sur France Inter, dans l'émission Bulles de BD :

     

  • L'oeuvre du Réveil, quelques livres autour de John et Eugénie Bost

    Le pasteur John Bost et sa femme sont à l'honneur cette année. Et à raison! Fils d'Ami Bost, fameux acteur du Réveil, il est le fondateur, en 1848, des asiles John Bost, "utopie prophétique destinée aux orphelins, aux handicapés et aux vieillards". Il donna à son oeuvre la très belle devise suivante : « Ceux que tous repoussent, je les accueillerai au nom de mon Maître, sans murs ni clôtures, et je mettrai des fleurs sur leur chemin. »

     

    Aujourd'hui, l'oeuvre est une fondation d'utilité publique, à la pointe dans le domaine médico-social qui gère plusieurs dizaines d'établissements spécialisés. Elle s'apprête à commémorer les 200 ans de la naissance de son fondateur, qui compte parmi les personnalités les plus attachantes du Réveil, et demeure un exemple au-delà du temps. Plusieurs livres sont parus ou à paraître.

     

    D'abord, le journal de sa femme, Eugénie Bost, qui l'assista sa vie durant. Ce précieux document, introduit et annoté par Gabrielle Cadier-Rey, dresse un tableau vivant  et émouvant de cette période pas comme les autres :

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    Eugénie Bost, Femme de tête, de coeur, et de foi, Ampelos, 2016, 28€

     

    Autre bonne nouvelle également, un roman graphique très prometteur sur la vie de John Bost est à paraître chez Boîte à bulles en février. Il est possible d'en consulter les premières planches ici. Bientôt chez votre libraire!

     

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    Fondation John Bost, John Bost, un précurseur, Boîte à bulles, 2016, 22€

     

     

    Enfin, un beau livre est annoncé chez Labor et Fides, pour février également: La Saga Bost, une famille protestante (XVIIe-XXe), dont le premier sous-titre était : des Dragonnades à Renaud, le chanteur étant "de la famille". On attend donc avec impatience son arrivée!

     

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  • Les #100 livres cultes du protestantisme

    La Beauté est austère et profonde.

     

    #94 Eugène Burnand, Les paraboles illustrées, Berger-Levrault, 1908.

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  • Le chant des siècles : d'où viennent nos cantiques?


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    Les protestants chantent et c'est même à cela qu'on les reconnaît. Un jeune anversois qui fut présent à Strasbourg en 1545 a donné ce témoignage extraordinaire du culte qui s'y tenait à l'Eglise française :

     

     On chante quelque psaume de David ou une autre oraison prise du Nouveau Testament, laquelle psaume ou oraison se chante tous ensemble, tant homme que femme, avec un bel accord, laquelle chose est belle à voir. Car il vous faut entendre que chacun a un livre de musique en sa main, voilà pourquoi ils ne se peuvent desborder. Je n’eusse jamais pensé qu’il eut été tant plaisant et délectable comme il est. Je fus bien cinq ou six jours au commencement , quand je voyais cette petite assemblée, laquelle étant expulsée de tout pays pour avoir maintenu l’honneur de Dieu et son Evangile, je commençai à pleurer, non par tristesse, mais de joie en les entendant chanter de si bon cœur, comme ils chantent, rendant grâce au Seigneur, qu’il lui a plu de les amener en place où son nom est glorifié. Jamais créature ne saurait croire la joie que l’on a quand on chante les louanges du Seigneur en la langue maternelle, comme on chante ici.[1]

     

    Leur histoire et leur foi ont donc produit une hymnologie riche qui a traversé les siècles pour constituer les recueils que nous utilisons aujourd'hui.

     

    Ce livre (qui manquait) nous permet de découvrir l'origine et les circonstances dans lesquelles ont été écrits un certain nombre de cantiques, dont certains sont devenus des classiques (comme Amazing Grace) : bien entendu on y trouve des Psaumes des Réformes (même si la Réforme française est traitée un peu rapidement), mais aussi des hymnes du XVIIe allemand, du piétisme, du méthodisme et des différents Réveils - tant il est vrai que le Réveil est toujours associé à un renouveau du chant. Des anecdotes saisissantes (par ex : "Gardé en vie par un cantique" p.336), et plus souvent, les drames de la vie, viennent éclairer la composition de textes qui nous édifient encore aujourd'hui. On soulignera aussi le caractère très international de la sélection (Amérique, Angleterre, France, Suisse, Suède...) et la mine d'informations intéressantes qu'il contient.

     

    Ainsi, qu'il mène la louange, y participe en tant que fidèle, ou qu'il s'intéresse à la musique sacrée, le lecteur comprendra tout ce que le culte peut gagner, en profondeur et en signification, d'un tel éclairage. Un livre vraiment bienvenu!

     

    [1] Emile DOUMERGUE, Essai sur l’histoire du culte réformé, XVIe-XIXe s., Paris, Fischbacher, 1890, p.30, p.16

     

    A écouter aussi :

     

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  • John Wesley d'après ses sermons

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    John Wesley (1703-1791) est le principal artisan du Réveil méthodiste au XVIIIe siècle ; son impact a façonné la spiritualité évangélique et la culture anglo-américaine (et au-delà) jusqu'aujourd'hui - le FC Barcelone n'a-t-il pas été créé par une groupe de jeunes protestants méthodistes en 1892?

     

    Pourtant, le personnage est peu connu en France. De même, pour connaître quelle fut sa pensée théologique, nous ne disposons d'aucun texte systématique: Wesley n'a pas écrit de somme identique à l'Institution de la Religion Chrétienne... En fait, c'est la prédication de la Parole (associée  à une hymnologie renouvelée) qui va jouer un grand rôle dans le le développement du méthodisme : on estime, d'après son journal, que Wesley a prêché près de 50 000 fois.

     

    L'ouvrage de Patrick Streiff représente donc une première en français : il dévoile la conception wesleyenne de Dieu, de la conversion, du salut, et bien sûr, de la sanctification (jusque dans des domaines très concrets comme celui de l'argent), mais aussi des "moyens de grâce", à travers cette "dogmatique irrégulière" que constituent les sermons qui nous sont parvenus.

     

    Accessible, agréable à lire, enrichissant à bien des niveaux, le livre donne aussi la parole au principal intéressé, en citant (et traduisant) un grand nombres d'extraits. Des colonies américaines à l'Afrique en passant par l'Angleterre de la révolution industrielle, le réveil méthodiste constituera une puissance missionnaire, philanthropique, et sociale aussi originale que novatrice. Nous avons accès ici, dans une belle synthèse, au coeur de son message - et des questionnements théologiques qu'il peut susciter.

  • Jonathan Edwards, entre Réveil et Raison

     

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    La scène se passe en Nouvelle-Angleterre, terre d'élection des Puritains, Canaan protestante. Le Nouveau Monde et ses immenses territoires "vierges", des communautés de chrétiens fervents, des enjeux de pouvoir, la création des prestigieux campus d'Harvard et de Yale (au départ centrés sur la formation des pasteurs), les Indiens, la Frontière... Et le Grand Réveil de 1740.

     

    Le Réveil qui secoue les colonies bouleverse l'ordre établi, transgresse les hiérarchies, et pose un certain nombre de questions, théologiques, politiques et sociales. Quel va être le rôle de Jonathan Edwards?

     

    Pasteur descendant d'une famille influente de la région, prédicateur, écrivain (certains de ses sermons sont devenus "cultes"), Edwards sera un propagateur et un défenseur tout à fait original du Réveil. Loin de souscrire au rationalisme des Lumières mais en tension avec la science de son temps, il prêchera une doctrine répondant aux enjeux de sa génération, centrée sur l'expérience personnelle des vérités bibliques. De sorte qu'il incarnera ce qu'on a pu appeler un "calvinisme expérimental". 

     

    Sa mémoire paradoxale, son influence sur le protestantisme évangélique, mais aussi la naissance d'une culture et d'une sensibilité spécifiques par le Réveil (Voir Mark Alizart, Pop théologie) en font une figure incontournable de l'histoire religieuse comme de celle des Etats-Unis. A travers cette biographie passionnante et complexe, Roy Carpenter nous donne la possibilité de le découvrir.

     

    Pour une vue d'ensemble : Podcast Conférence // La conquête de l'Amérique du Nord... // Bertrand Van Ruymbeke