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protestantisme et communisme

  • Jean-Pierre Chabrol écrivain camisard : la conférence en ligne

    michel boissard.jpgSi vous l'avez manquée ou aimée, on peut ré-entendre la conférence de Michel Boissard "Jean-Pierre Chabrol écriviain camisard", donnée le vendredi 18 à la Médiathèque d'Alès dans le cadre de notre cycle "Protestantisme et littérature".

    Ré-entendre la conférence de Michel Boissard : Librairie Jean Calvin

    Sur le blog : L'interview d'Isabelle Jouve pour La Marseillaise 

    et aussi : lire la présentation de la biographie de Jean-Pierre Chabrol parue chez Alcide.

  • La 1ère biographie de Jean-Pierre Chabrol

     

    La 1ère biographie de Jean-Pierre Chabrol

    Les Fous de Dieu de Jean-Pierre Chabrol est l’un des romans les plus connus des Cévennes et par   extension, du protestantisme. C’est aussi l’un des titres que nous vendons le plus sur les marchés régionaux.

    Or, malgré la popularité du livre et de son auteur, il n’existait jusque-là aucune biographie de Jean-Pierre Chabrol. Quant au reste de son œuvre, il tombe dans l’oubli.Grâce à Michel Boissard, la chose est réparée : le président de la SHPNG publie chez Alcide la première biographie de Jean-Pierre Chabrol, par et au travers de ses œuvres :

    Après une jeunesse cévenole qui aurait dû être couronnée par de brillantes études, Jean-Pierre Chabrol se retrouve saisi par l’Histoire. Résistant, communiste de circonstance puis de conviction, dessinateur et journaliste à l’Huma avant d’être écrivain, Jean-Pierre Chabrol nous emporte dans une vie palpitante, truculente, tragique aussi. Ce « romancier dans l’Histoire », dont la vie est façonnée par le XXe siècle, est avant tout un chantre de la révolte. Il le dit lui-même : « Outrer outrage, passer outre, d’outre en outre, outre mesure… des mots que j’aime et qui pourraient me résumer entièrement. »

    A travers la lecture de l’intégralité de son œuvre, Michel Boissard réussit le tour de force de restituer

    Jean-Pierre Chabrol, rebelle cévenol (1925-2001)

    une vie au gré de ses 4 saisons : celle du maquisard, fondatrice ; celle du communard, un engagement communiste qui se heurtera aux crimes staliniens ; celle du camisard, qui vaudra à Jean-Pierre Chabrol de rater le Goncourt sur un malentendu historique. La saison du Cévenol, regroupant toutes les autres, nous rappelle, selon les mots d’André Chamson, que l’univers trouve sa source dans les racines de chacun.

    Fort agréable à lire, bien construite, un peu elliptique parfois, elle montre un Chabrol en verve, aux prises avec les paradoxes de ses engagements ; d’abord tenté par la Révolution nationale de Pétain, il devient communiste presque par hasard ; ami d’Aragon, volontairement et viscéralement proche du petit peuple, protestant cévenol « sociologique », Jean-Pierre Chabrol incarne cette profanation (au sens de rendre profane) de la résistance pour la foi, pour qui la rébellion est devenue un principe, sinon un style, en tout cas une vision du monde et une raison d’être.