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le vigan

  • Janet Teissier du Cros, une écossaise en Cévennes au temps des "années noires"

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    Que liront les amoureux des Cévennes cet été ? Que liront les vacanciers pour s’immerger dans ces contrées solaires ? Cette année, nous leur conseillerons les mémoires, inédites en Français, de Janet Teissier du Cros.

     

    Paru en anglais sous le titre Divided Loyalties, Le chardon et le bleuet raconte, à la première personne et avec beaucoup de sel, les péripéties d’une écossaise en Cévennes pendant la Seconde Guerre mondiale.

     

    Janet a épousé François Teissier du Cros, polytechnicien et chercheur issu d’une famille protestante bien connue du Viganais, implantée à Valleraugue. Née dans la haute société écossaise, Janet reçoit une éducation « européenne », apprend le français et l’allemand, perfectionne son piano en Autriche, où elle fréquente le salon de Klara Wittgenstein, qui est alors un des hauts lieux de la culture viennoise. Cette jeune mondaine, qui ne perd pas une occasion de s’amuser, aime les grandes villes et voyage beaucoup, va se retrouver prise au piège de l’Occupation. Son mari fait prisonnier de guerre après la Défaite, elle se retrouve seule dans ce village des Cévennes.

     

    Le lecteur découvrira alors, avec beaucoup d’intérêt, la chronique d’un microcosme tiraillé par les doutes, les allégeances diverses, en prise avec les nécessités quotidiennes, les privations, les découragements et les espoirs des « années noires ». Il croisera des pasteurs-résistants (Olivès, Couderc, Henri Nick…), les jeunes maquisards et une communauté de réfugiés de tous horizons ; mais aussi une troupe d’anthropologues, dont Claude Levi-Strauss et ses parents, qui occupent discrètement leur maison de Camcabra. Il ira de Nîmes à Camprieux, en passant par Valleraugue et Mandiargues – noms de pays aux résonnances proustiennes pour qui les a fréquentés au temps des grandes vacances. L’écriture, enlevée et perspicace, parfois insolente, participe à ce vif plaisir de lecture, qui ne peut que s’accentuer d’une lecture en contexte.

     

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  • Roger Delteil, protestant mort au front : ce soir au Vigan

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    Roger Delteil, dont le journal a récemment été édité par Gérard Délteil et Pierre-Yves Kirschleger:

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  • 14-18 au Vigan

    le vigan,jean-françois zorn,comité mémoire pays viganais,14-18,ww1,commémorations grande guerre,protestants dans la grande guerre,frédéric rousseauRendez-vous demain soir, à 20 h 30, à la salle Le Cantou, pour la conférence d'ouverture des commémorations 14-18 en pays Viganais.

    La conférence sera donnée par Frédéric Rousseau, professeur d'histoire contemporaine à l'Université Paul Valéry et spécialiste de la Grande Guerre:

    Suffit-il d'être patriote pour partir à la Guerre? Un retour sur la phase de mobilisation d'Août 1914

    Coordonné par Jean-François Zorn, le Comité Mémoire du Pays Viganais 1914-1918 réunit plusieurs associations, dont le but est de raviver la mémoire de cette période, d'y faire participer les jeunes générations, et d'aider à comprendre ce qui s'est passé. Les manifestations articuleront le global au local, afin de contextualiser et mettre en avant l'histoire propre du Vigan.

    Vous y trouverez une table de littérature Librairie Jean Calvin pour l'occasion.

  • La haute finance protestante au temps de Balzac : Edouard André

    13801.jpgEdouard André (1833-1894) aurait pu être un personnage de la Comédie humaine. Fils de banquier, héritier richissime, collectionneur, il est un maître du nouvel ordre que dépeint Balzac au XIXe, régit par l'argent.

    Pas n'importe quelle banque. La Haute Banque protestante. Avec ses grandes familles (les Delessert, les Mallet, les Hottinguer...), ses alliances, les opérations réussies, les ratées aussi (toujours moins nombreuses). A cette époque, leur fortune vaut celle d'un Rotschild.

    Le lecteur suit l'impressionnante ascension des André au cours des siècles. Réformés de la première heure, ils s'installent à Nîmes en 1600 et fondent une maison de négoce qui prospère, puis s'internationalise en trois générations. L'étranglement du protestantisme sous Louis XIV ne les fait pas fuir; ils se dotent d'une structure à Gênes et à Genève, se diversifient. Au cours du XVIIIe, leur argent sert à améliorer le sort des galériens, mais ils se méfient de Paul Rabaut, des cultes au Désert ; les hommes sont aux affaires, lisent Voltaire, et les femmes s'édifient entre elles, au logis.

    Le XIXe est le théâtre de leur apogée, avec la fondation de leur banque parisienne et le succès de leurs différents placements : immobilier, chemin de fer, etc... Sur le plan religieux, ils sont bienfaiteurs de La Cause protestante; membres du Consistoire de Paris, acteurs de la Société de la morale chrétienne, etc... Philanthropie et notabilité font chez eux bon ménage. Mais ce sont les femmes, surtout, que l'on retrouve engagées, porte-feuille à l'appui, dans le Réveil. Mira André-Rivet, la grand-mère d'Edouard, est la doyenne des femmes qui se réunissent à la "Chapelle Taitbout", phare du revivalisme dans la haute société protestante. Elles financent les oeuvres, l'évangélisation, témoignent de leur expérience de conversion avec un zèle parfois dérangeant.

    Elevé dans ce climat, entre affaires et foi, Edouard perpétuera l'aide au protestantisme, mais se passionnera comme ses pères, pour sa collection d'art et la construction d'édifices dignes de l'accueillir. Jusqu'à léguer à la postérité cet hôtel splendide qui est aujourd'hui le Musée Jacquemart-André.

    Balzac disait qu'à l'origine de chaque grande fortune, il y a un crime. Nous n'en saurons rien. Mais c'est  un beau cas pratique à la Max Weber que nous expose ici Virginie Monnier : l'éthique protestante et l'esprit du capitalisme réunis dans une épopée familiale très dépaysante.

    A lire aussi : Daniel DESSERT, Les Daliès de Montauban, Une dynastie protestante de financiers sous Louis XIV, Perrin, 2005

    Et encore : Max WEBER, L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme, Pocket

    et pour les plus motivés : Herbert LUTHY, La banque protestante en France de la Révocation de l'Edit de Nantes à la Révolution, EHESS

    Visiter le site du Musée Jacquemart-André :

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  • Une table ronde autour de nouveaux documents camisards!

    7837.jpgVeuillez noter dans vos agendas à la rubrique des "rendez-vous trrrrrrrès importants" la

    Table ronde autour des nouveaux documents camisards

    que votre librairie organise (le 3 Juin à 20h30, quai Kilmarnock).

     

    Elle sera consacrée à la présentation de documents inédits aux Editions de Paris - Max Chaleil : la 1ère est celle du manuscrit français original des Mémoires de Jean Cavalier, figure controversée et décisive du mouvement camisard (on ne possédait en effet que la version anglaise traduite).

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    L'autre - sur lequel nous vous invitons tout particulièrement à vous arrêter - ce sont les Mémoires inédits de Jean VALAT, protestant du Vigan, qui relate le temps des dragonnades et de son exil au Refuge (1683-1686). Conservé jusqu'alors dans les archives privées de l'une de ses descendantes en Allemagne du nord, nous avons aujourd'hui accès à ce texte, tout à fait saisissant et dans une édition très soignée, qui nous donne une idée plus précise de ce que représentaient ces persécutions au quotidien. 

    "Grand document", comme le signale Patrick CABANEL dans son avant-propos, "digne de rejoindre ceux de Migault, Fontaine, Martheile, Dumont du Bostaquet dans la "bibliothèque" huguenote". 

    Nous accueillerons les 2 historiens qui en ont établi les textes (Pierre ROLLAND, historien spécialiste des camisards et Eckart BIRNSTIEL, maitre de conférence à l'université de Toulouse), ainsi que leur éditeur Max CHALEIL, qui vient de ressortir son roman, Le sang des Justes.