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labor et fides

  • Ecoutez la conférence de Marc Lienhard sur Luther

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    Marc Lienhard, biographe de Luther, était au comptoir de la Librairie Jean Calvin  le 20 juin dernier, à Metz ,pour présenter son nouveau livre et le personnage phare des commémorations 2017.

     

    Il vous est possible de l'entendre en cliquant sur le lien suivant :

     

    Conférences// Luther en son temps et pour notre temps// Marc Lienhard

     

  • Les Juifs de Luther, une synthèse très éclairante

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    Luther était-il antisémite? Le rapport du Réformateur aux Juifs fait aujourd'hui partie de son côté obscur. Mais qu'en a-t-il été exactement?

     

    Dans cette synthèse brillante, Thomas Kaufmann étudie la question avec tact et soin, loin des raccourcis simplificateurs. Retraçant l'évolution de Luther de son premier texte "Que Jésus-Christ est né Juif" (1523) à son pamphlet le plus virulent "Des Juifs et de leurs mensonges" (1543), l'auteur mène une enquête textuelle, historique et théologique tout à fait éclairante, dont ne livrerons pas ici les résultats, pour ne pas gâcher la lecture.

     

    Une chose est sûre, il est difficile d'affirmer péremptoirement que Luther fut coupable d'antisémitisme ou d'antijudaïsme, sans avoir lu une mise au point telle que celle-ci, qui respecte la complexité du sujet, ses nuances, et donne les éléments importants de son contexte et de sa biographie.

     

     

  • Ferdinand Buisson, père de l'école laïque

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    Présentation de votre libraire

     

    Buisson. L'évocation simple de ce nom devrait, pour l'auditeur, rimer immédiatement avec deux fondements majeurs de la République française: la laïcité et l'école. Or il n'en est rien! buisson est un oublié. Il est tombé dans une sorte de purgatoire, nous dit l'auteur, et d'ajouter que cela est peut-être le résultat de ce nom même, dans sa "banalité végétale".

     

    Plus sérieusement, ce livre découpé en six chapitres nous offre le portrait cohérent de l'un des hommes les plus importants de l'histoire française contemporaine.

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  • Aux Rendez-vous de l'Histoire de Blois 2016

    Comme chaque année, retrouvez la Librairie Jean Calvin aux Rendez-vous de l'Histoire de Blois 2016!

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  • Du protestantisme au religieux? Les éditions Labor et Fides

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    C’est officiel ! Gabriel de Montmollin, patron de « la principale maison d’édition protestante francophone »[1], quitte son poste le 1er Juillet 2015 au profit d’un jeune auteur genevois de 31 ans, Matthieu Mégevand qui souhaite ouvrir (toujours plus, jusqu’où ira t-on ?) la ligne éditoriale en publiant des ouvrages de théologie musulmane entre autres. En tout cas, avec plus de trente titres publiés par an, 2000 ouvrages édités depuis le début dont 800 toujours disponibles, Labor et Fides s’assure une place de choix dans le monde difficile de l’édition.

    Un peu d’histoire…

    Il faut remonter aux années 20 pour découvrir les origines de cette honorable maison qui s’édifie dans un contexte polémique et confessionnalisant ; car si Geisendorf-Des Gouttes, Docteur ès Lettres, crée en 1924 la maison d’édition Labor, c’est afin de fournir à un jeune public protestant, affrontant, en Suisse Romande, une forte influence de l’intelligentsia catholique, des ouvrages de sensibilité réformée avec un solide fondement théologique.

    La maison prend un réel essor à partir de 1951. Jacques de Senarclens (1914-1971) vient alors d’en prendre la direction. Ce docteur en théologie est aussi aumônier des étudiants de l’université de Genève et créateur du centre protestant de Genève. Cet ancrage laïc le rend attentif au besoin de ses collègues sur le terrain. C’est pourquoi, il espère faire de Labor un outil utile et adapté pour les théologiens, les pasteurs, les étudiants… En 1953, pour éviter toute confusion avec la maison du même nom qui vient de se créer en Belgique, la maison décide d’ajouter « Fides » ce qui permet aussi de mieux affirmer une position religieuse. 1953 est aussi la date de lancement de l’édition de la Dogmatique de Karl Barth dont chaque volume paraîtra en broché et en relié. L’aventure se termine 27 ans plus tard avec la publication du 27e volume.

    Labor et Fides se lance en 1955 dans un autre vaste chantier avec l’édition des œuvres des pères de la Réforme : Calvin d’abord avec les quatre volumes de l’Institution de la religion chrétienne et le premier volume des Œuvres de Luther dont le programme n’est toujours pas achevé même si 18 volumes sont parus à ce jour. S’y ajoute enfin l’édition française des Œuvres de Dietrich Bonhoeffer. Très actif, Senarclens permet aussi l’édition de nombreux auteurs, Paul Tournier et Dorothy Wilson.

    Après 71, Marie-Claire de Senarclens reprend le travail de son mari et publie le plus gros succès de Labor et Fides avec Les derniers instants de la vie d’Elisabeth Kübler-Ross. Philippe Guilliéron, Olivier Fatio et Pierre Gisel choisissent ce moment pour venir renforcer l’équipe qui en a bien besoin. Puis en 1977, c’est Pierre Gisel, professeur de théologie systématique à Lausanne, qui continue l’aventure et qui, avec l’aide d’Eric Fuchs et Marc Faessier, élargit les champs d’intérêts et les marchés ; ce sont les collections Lieux théologiques, Le champ éthique et Essais bibliques.

    Avec le rachat en 1980 du fonds théologique et biblique des éditions neuchâteloises Delachaux et Niestlé, Labor et Fides renforce sa position comme principal éditeur protestant de langue française. Les collections Le Monde de la Bible, Commentaire de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament constituent des collections prestigieuses pour Labor et Fides augmentées à la fin des années des collections Pratiques et Entrée libre.

    1992 : un jeune théologien de Neuchâtel reprend le travail convaincu par la vocation protestante et humaniste de la maison. Il accentue les collaborations avec d’autres éditeurs et lance des collections « grand public ». Les intellectuels protestants francophones doivent, à ses yeux, pouvoir faire entendre leur voix dans un contexte fortement déchristianisé. La publication, en 1995, de l’Encyclopédie du protestantisme sous la direction de P. Gisel réunie 300 contributeurs pour plus de 1700 pages publiées. Entre 2004 et 2007, de nouvelles collections apparaissent ; Terres promises consacrée au Proche-Orient,  Écrivains du réel pour aborder les problématiques sociales et une nouvelle série des Œuvres de Bonhoeffer.

    La commémoration du cinquième centenaire de la naissance de Jean Calvin est marquée par la publication de six essais tandis que deux autres publications font dates : d’abord celle de Pierre Joxe et son Cas de conscience en 2010, ensuite celle pasteur néerlandais Klaas Hendrikse pour Croire en un Dieu qui n’existe pas. L’année Rousseau (2012) est une franche réussite avec la publication de trois essais. Mais c’est surtout, à l’automne, que Gabriel de Montmollin, réussit une sortie remarquée avec la parution du Nouveau Testament commenté, dirigé par Camille Focant et Daniel Marguerat, avec la collaboration d’une vingtaine d’exégètes francophones protestants et catholiques. Cette coédition aves Bayard, assure la visibilité continue d’une maison que Gabriel de Montmollin a pérennisée dans un contexte délicat.

    Les différentes coéditions entreprises à partir de 1997 y contribuent largement. Elles se sont multipliés notamment autour de l’œuvre de Lytta Basset, figure importante de la théologie et spiritualité protestante, qui publie pas moins de 12 titres entre 1994 et 2013. Une des plus prestigieuse en 2006 concerne la seconde édition de l’encyclopédie du protestantisme en 2006. Sa notoriété lui permet d’ailleurs de publier en co-édition avec des maisons comme les éditions Cerf, Bayard, Albin Michel.

     Diffusion et promotion depuis le début

     Labor puis Labor et Fides semble assurer au départ leur propre diffusion et distribution. Assez vite, il développe leur activité en ajoutant une librairie au travail éditorial. Il déménage ainsi, une première fois, en 1951, les éditions au 24 Bourg de Four sans doute afin d’y ouvrir leur première librairie. Quelques années plus tard, les éditions et la librairie déménage, une nouvelle fois, au 12 Grand-Rue. En 1960, il déménage une dernière fois au 1 Rue Beauregard.

    Mais en 1983, la Création à Genève de la Librairie Œcuménique Labor et Fides-La Procure au 53, rue de Carouge conduit l’éditeur a fermer son propre secteur librairie et à prendre une participation de 30 % dans la nouvelle structure. Finalement, en 1997, Gabriel de Montmollin abandonne toute la banche librairie en cédant ses parts.

    Déjà Jacques de Senarclens avait travaillé sur la diffusion en France et avait développé la vente en France grâce à sa collaboration avec la librairie protestante située au 140 boulevard Saint-Germain. Le travail prend plus d’ampleur encore quand, en 1988, les éditions Cerf, principal éditeur catholique de langue française, assure la diffusion de Labor et Fides en France. En 2012, Gabriel de Montmollin s’assure pour la diffusion-distribution en France, Belgique et au Canada (via Dimédia) du prestige soutien des Puf avec le risque d’être noyé « dans la masse ».

    Ligne éditoriale

    Sa ligne éditoriale a évolué au fil des années. Au départ, essentiellement concentrée su rla publication des textes de Martin Luther et Jean Calvin, elle s’est ouverte, dans les années 50-70 à la publication en langue française de théologiens modernes comme Karl Barth, Dietrich Boenhoeffer, Paul Tillich.

    Depuis ses axes éditoriaux se concentrent autour de trois pôles :

    -    Premièrement des publications issus des travaux historico-critiques menés par les Facultés de théologie protestante francophones, tout particulièrement dans le dans le domaine des sciences bibliques. Cela représente un tiers de la production. On trouve des ouvrages comme Thomas Römer : La Première histoire d’Israël ou Camille Focant et Daniel Marguerat : Le Nouveau Testament Commenté

    -   Deuxièmement, elle propose des essais et manuels d’actualité fonctionnant comme des outils pour saisir l’évolution de la pensée et de la pratique religieuse contemporaine. On peut ranger dans cette catégorie Dietrich Bonhoeffer : Résistance et soumission, Philippe Roch : Dialogues avec Jean-Jacques Rousseau sur la nature – Paul Ricœur : Le Mal.

    -    Enfin,des livres qui s’inscrivent dans l’actualité sociale, culturelle et politique. On trouve ici la réflexion de le livre de Pierre Joxe : Cas de conscience ou celui de Tilman Nagel : Mahomet

     Ce sont aujourd’hui 18 collections qui permettent d’offrir un panel de larges choix aux lecteurs.

    FB

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    [1] Selon le site de Labor et Fides, voir

  • "Que ton règne vienne" : les ambiguïtés du monde évangélique

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    "Le recul du protestantisme classique accompagnant la sécularisation de nos sociétés pousse les évangéliques à s'engager dans l'espace public."

    A partir du cas de la Suisse, le sociologue Philippe Gonzalez s'est intéressé à l'essor du mouvement charismatique. 

    Son imprégnation du monde évangélique (PG parle à juste titre de sa "charismatisation" via la "louange", les réseaux institutionnels et les ministères transnationaux invités lors de conventions) et son désir d'influencer le "politique" ne sont pas sans poser de sérieux problèmes, que l'auteur décrit très bien.

    En effet, la "transformation de la société" selon des "valeurs chrétiennes" est devenue une composante essentielle de la foi évangélique ; elle est un dogme que plus personne ne remet en question. Il n'est donc pas étonnant que la critique vienne d'un sociologue, dont les présupposés sont à discuter, et non d'un théologien. A croire que la volonté des évangéliques d'être visibles dans "l'espace public" musèle et inféode ses docteurs au nom de "l'unité". A croire aussi que la nostalgie d'une "chrétienté" utopique ait désorienté leur espérance, et que l'essor charismatique ne représente, malgré les absurdités doctrinales, l'opportunité de devenir une "force".

    C'est là tout le mérite du livre : mettre à jour les fondements historiques et idéologiques de l'engagement charismatique "dans le monde", ainsi que le désir théorisé d'une hégémonie (au sens de domination souveraine - de droit divin - exercée sur tous les domaines de la société : éducation, législation, culture, économie, etc...).

    Parmi ces fondements : la théologie du "dominion", ou du "mandat culturel" ; l'idée que Dieu aurait passé alliance avec des entités nationales en leur adressant une vocation - d'où une confusion entre l'Israël Ancien et des pays contemporains ; la "théonomie": doctrine selon laquelle la Loi de Dieu a une valeur universelle et son application serait source de bonheur pour tous... ainsi qu'une eschatologie optimiste : nous irions vers une société idéale qui verra s'établir le règne du Christ grâce à l'action des chrétiens (au secours!).

    Auparavant, la tendance piétiste majoritaire maintenait une séparation (à géométrie variable) entre le chrétien et le monde. Il manquait à la théonomie, intellectuelle et marginale, un relais qu'elle trouve aujourd'hui dans la mystique charismatique. C'est par elle, ses chants et sa pratique du combat spirituel, que se répand (ou se décomplexe) une théologie politique  et "intégriste" parmi les évangéliques (l'hypocrisie allant jusqu'à prétendre qu'imposer la Loi (de Dieu) aux Nations est le meilleur moyen de les "servir"):

    "D'ailleurs, bien que l'exubérance charismatique contribue à déstabiliser les appuis institutionnels des communautés, elle demeure relativement anodine pour la société, tant qu'elle reste centrée sur l'individu. Par contre, le danger survient au moment où cette spiritualité vise des collectivités politiques. Et c'est davantage le cas lorsqu'elle est associée à une théologie élaborée aux antipodes du charismatisme, parmi les néo-calvinistes, ces disciples cérébraux d'Abraham Kuyper... Alors la piété charismatique devient un combustible hautement dangereux que vient enflammer l'étincelle d'une idéologie réactionnaire." (p.40)

    Le livre, vivant, documenté, nous donne une analyse importante ; même si le risque me semble aujourd'hui bien plus grand pour l'Eglise que pour la démocratie. La religion ne fait jamais le deuil d'un paradis sur terre, c'est ce qui la rend dangereuse, pour le monde et pour la "vraie Eglise". 

     

  • Vous l'attendiez avec impatience? le voilà enfin! La nouvelle France protestante

    fath_01.jpgVous pouvez d'ores et déjà commander La Nouvelle France Protestante (dir. Sébastien FATH et Jean-Paul WILLAIME) sur le site de la Librairie Jean Calvin.

    Grâce au "Service nouveauté", la pile de livres s'élève depuis ce matin sous notre regard satisfait, n'attendant que de décroître : la sortie officielle étant prévue le 23/10.

    Depuis que le sociologue Sébastien FATH nous avait habilement mis l'eau à la bouche (son blog s'était fait l'écho des différentes étapes de gestation du livre, invitant même les internautes à participer au choix de la couverture!), la tension, alimentée par un article du Monde des Religions, était devenue presque insoutenable.

    Vous pouvez donc lâcher les fauves sur les 500pp les plus attendues, ou peu s'en faut, de la rentrée! (Car une autre référence monumentale se fait attendre et viendra compléter celle-ci. Rdv sur le blog Jean Calvin un de ces jours prochains).