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jacques ellul

  • "Exister, c'est résister": conférence sur Jacques Ellul à Vialas

    La Librairie Jean Calvin sera ce vendredi soir à Vialas, pour une conférence de Jean-Marie Szafarczyk sur Jacques Ellul. Au plaisir de vous y voir!

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  • Jacques Ellul et la théologie

    photo.JPGComme l'a montré Frédéric Rognon dans un article récent de Foi et Vie (mai 2014), Jacques Ellul bénéficie d'un regain d'intérêt impressionnant, marqué tant par les ré-éditions de ses livres, que les articles et les colloques. C'est une bonne chose, malgré tout, car ce penseur protestant atypique a encore des choses à nous dire ; mais il n'est pas sans poser un certain nombre de problèmes.

    Pourtant, c'est justement le versant le plus ambigu de ses écrits qui est resté dans l'ombre : celui, spirituel, de l'Ellul bibliste et (anti-) théologien. Sa lecture, innovante, dialectique et parfois discutable de la Parole méritait qu'on s'y penche, et c'est chose faite.

    Ainsi, ce recueil dirigé par Yannick Imbert vient ouvrir une brèche, en proposant une approche critique de son versant théologique. Une première partie aborde la question de sa dialectique : ses origines, ses présupposés, ses conséquences. La deuxième partie se penche sur des thèmes théologiques spécifiques et controversés (sa vision du Jugement, la question de la Récapitulation, l'herméneutique, la prière) ; cette partie est introduite par un excellent panorama de Frédéric Rognon sur les relations d'Ellul avec les théologies de son temps. Et enfin, une dernière partie est consacrée aux implications de sa théologie dans la société (la Ville, la propagande, etc...) 

    Le plus étonnant, mais aussi le plus vivifiant, est de voir les nombreuses provenances des auteurs, les raisons fort différentes de leurs critiques, et le tri qu'ils opèrent. La fécondité d'Ellul a pour corollaire un héritage contrasté, en tension, assez polémique au final.

    A noter aussi que cette parution inaugure une collection prometteuse : sont prévus un volume sur Jean Brun et Francis Schaeffer

    Voir aussi sur le blog :

    - autour de Jacques Ellul

    - fiche de lecture détaillée de La raison d'être

  • Une question de taille : présentation du dernier essai d'Olivier Rey

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    "Partout où quelque chose ne va pas, quelque chose est trop gros"... Et si la question de la "mesure" et des proportions était au coeur des problèmes de la modernité?

    Nous vous avions rapidement tenu au courant de la publication du dernier essai d'Olivier Rey, Une question de taille (Stock). Michel Beres nous a aimablement transmis une présentation qui vous mettra l'eau à la bouche, et que vous trouverez ci-dessous:

    Lire la présentation d'Olivier REY, Une question de taille, Stock, 2014

    ou sur .pdf ici.

  • [Conférence] Ellul, critique insaisissable de la société - Frédéric Rognon

    La librairie Jean Calvin organise une conférence à Metz, ce week-end, sur Jacques Ellul avec Frédéric Rognon. Voici tous les renseignements: 

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  • "Les bourgeois, c'est comme..."

    jacques ellul,métamorphose du bourgois,sociologie,philosophie,éthique protestante,marxisme…vous et moi. La bourgeoisie, d’abord classe sociale issue des affaires, a fini par léguer ses valeurs à l’ensemble de la société. Donc à vous et moi. Nous sommes tous des bourgeois. Jacques Ellul nous dit que l’idéal bourgeois par excellence est le bonheur : la quête du bonheur, le « droit » au bonheur inscrit dans la constitution américaine, les Lumières, tout ça, ben c’est du pur bourgeois.

             On aurait voulu la circonscrire à la propriété privée, à la possession des capitaux… C’eût été si commode ! Mais son idéologie, bien plus complexe, a pénétré même ses plus ardents détracteurs. Moins on veut l’être plus on l’est, comme dans la chanson de Brel.

             Alors, qui est le bourgeois ? 

             Le bourgeois est multiforme ; il est d’abord une affaire de représentations. Il se représente lui-même à la conquête du monde, industrieux, athée démystificateur (le bourgeois, contrairement à ce qu’on pense, ne croit pas en Dieu, il l’utilise), innovant, optimiste et scientifique ; il est le bourgeois des artistes, ridicule, médiocre, snob, cocu ; ou le bourgeois des prolétaires, vautour exploiteur ou celui des intellectuels : un Salaud à la conscience fausse, une élite pleine de bons sentiments et championne des œuvres philanthropiques. Mais de quelque manière qu’on les peigne, dans leurs évolutions et leurs contradictions, ses visages recouvrent un « être bourgeois » que Jacques Ellul analyse avec cette verve qu’on aime tant.

            Parmi les invariants de l’être bourgeois, n’allez pas chercher l’argent.

            Non, le bourgeois a pour dogme le bonheur, défini comme bien-être ; c’est à cela que tendent toutes les causes secondes : biens, religion, action (industrie, travail), culture…

         Mais une telle quête de confort appelle des justifications ; le bourgeois, typiquement, ne supporte pas l’image qu’il se renvoie de lui-même ; ainsi, la raison sociale (-iste) émerge non comme contestation, mais comme caution : la gauche est la bonne conscience de la bourgeoisie.  Il n’y a pas plus optimiste, charitable et progressiste que le bourgeois.

             La justification de son idéal culmine dans son incroyable force de récupération. Le génie de la bourgeoisie digère, absorbe et castre ceux qui prétendent s’y opposer ; il convertit ce qui le subvertit :

     « Il s’agit par des mutations imperceptibles de convertir en argent, en honneurs, en considération la vie de ces témoins, de ces créateurs » (p.129).

    Le panthéon des maudits ne lui fait pas peur, ils finissent toujours par servir, morts ou vifs, la même cause du bien-être : la culture pour tous remplit cette fonction. Elle est l’art de désamorcer les bombes. Et ce qui nous intéresse au premier chef, c’est que si le bourgeois annexe les artistes, il annexe aussi les chrétiens, en changeant la foi en morale.

            Sans craindre les généralités, avec une analyse audacieuse et parfois jouissive (faire de la gauche l’accomplissement de la morale bourgeoise !), Ellul nous montre aussi combien le christianisme est investi, voire complice de son esprit, au risque de perdre ce qui fait son sel.  Dans l’être bourgeois, la foi sert le confort moral des individus : il n’y a plus de place pour le scandale, celui de la croix et celui des incompréhensions propres à la vie chrétienne. 

             Métamorphose du bourgeois donne du recul par rapport aux réflexes mentaux que nous avons tous, parce que nous baignons dans ce jus. Céline disait que les prolétaires étaient des bourgeois qui n’avaient pas réussi. La mentalité bourgeoise n’est pas une affaire de classe sociale ; elle est la haine du scandale, de ce qui fait grincer un bonheur horizontal et vécu pour la terre. 

  • Jacques Ellul, le Vouloir et le Faire

    jacques ellul,éthique,éthique chrétienne,karl barth,paul ricoeur,dietrich bonhoeffer,morale,moralisme,droit naturel,frédéric rognon,denis müller,doctrine du saint-espritLes éditions Labor et Fides ré-éditent un introuvable de choix, Le Vouloir et le Faire, Une critique théologique de la morale, de Jacques Ellul.

    Cet essai correspond au coeur de sa réflexion éthique, et pose la question du Bien, de la (bonne) morale et de la spécificité de l'éthique chrétienne. Est-elle vraiment possible?

    On connaît les dilemmes profonds qui résultent de la position du chrétien, "dans le monde", mais "sans en être", rendant parfois ses choix et ses orientations concrètement difficiles.

    En opposant la "morale naturelle" des hommes déchus et le moralisme chrétien avec le Bien ("bien faire" ne veut rien dire car le Bien est en Dieu, et qu'il est l'expression de sa volonté bonne pour nous), Jacques Ellul cherche à remettre à l'honneur une éthique "inspirée", dirigée par la communion que la foi nous donne avec le Saint-Esprit. 

    Tout cela semble bien prometteur, avec réserve de voir comment Ellul s'en tire pour concilier son "universalisme" avec les exigences de la sanctification (ai vu qu'il citait Jean Cruvellier, La sanctification dans le mouvement de Keswick, ce qui m'a décidé à le lire sur le champ), et s'il évite l'écueil de l'individualisme.

    Edition et préface de Frédéric Rognon et Denis Müller.

  • "Je suis sincère avec moi-même"...

    11596.jpg...et autres lieux communs disséqués par Jacques Ellul

    Un micro "dictionnaire des idées reçues", aux frais de la bien-pensance post soixante-huitarde : "Je suis sincère avec moi-même", "Cultivez votre personnalité"...

    Avec un humour sévère, le philosophe cherche à savoir comment les constructions philosophiques se dégradent en slogans creux, jusqu'à devenir l'opium de l'homme de la rue. 

    De la liberté à l'individualisme, de la technique à la publicité, Ellul nous en dit long sur les idées courtes et sur ces évidences qui imprègnent, sans qu'on y fasse attention, notre mentalité. Un nettoyage à sec pour 2€!

    Ceux à qui l'opuscule aura plu pourront lire Exégèse des nouveaux lieux communs, avec en prime un intolérable article sur les vertus de la femme au foyer... 

  • Jacques Ellul et le chrétien face à la sécularisation

    association internationale jacques ellul,jacques ellul,frédéric rognon,sécularisation,générations ellul,faculté jean calvinLe groupe Aix-Marseille de l'Association internationale Jacques Ellul organise une conférence ce soir avec Frédéric Rognon

    "Le chrétien dans les rets de la sécularisation"

    Voici la présentation détaillée :télécharger.

    Rendez-vous donc à la Faculté Jean Calvin d'Aix-en-Provence, qui reçoit l'évènement, à 18h

    Nous y déplierons notre fidèle petit stand de circonstance.

  • Générations Ellul, l'hommage par la postérité

    ellul.jpgJacques Ellul considérait que chacun de ses ouvrages était le chapitre d'un unique livre, son oeuvre. Avec Jacques Ellul, Une pensée en dialogue, Frédéric Rognon nous avait donné, en quelque sorte, le sommaire le plus intelligent et le plus pratique de ses opera omnia. Aujourd'hui, avec Générations Ellul, c'est la conclusion (ouverte), aussi originale que riche, qu'il nous apporte, en forme d'hommage par la postérité.

    LIRE LA SUITE DE LA PRESENTATION.

     

    P.S.: A noter, le colloque de Bordeaux-Bègles, consacré au centenaire d'Ellul (12 mai 2012), dont voici le programme.

    P.S.2: Voir aussi le programme de conférences de l'Association Internationale Jacques Ellul - Groupe Aix-Marseille.

  • Lire l'Apocalypse (IV) : L'Apocalypse, architecture en mouvement


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     Dans la bibliographie sur l’Apocalypse, le livre d’Ellul tient une place à part,  par l’originalité de son approche, aux conclusions aussi stimulantes (parfois) que déroutantes et discutables (souvent). Réédité en 2008 par Labor et Fides (introduction de Frédéric ROGON), il vérifie plus que jamais le « théorème de l'Ellul bibliste » : son audace, sa liberté, sont pour le pire comme le meilleur. 

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