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histoire religieuse de l'angleterre

  • Hymnologie méthodiste : un chapitre à découvrir

    8624.jpgA l'occasion de la journée d'études de la SEMF (détails ici), petit clin d'oeil à Wesley dans un livre où à priori on ne l'attendait pas. Le Christ des lumières, de Bernard Cottret, consacre un chapitre passionnant à la « sainte scène musicale » du XVIIIe s.

    « L’assemblée méthodiste est une assemblée qui chante… » écrit-il. Loin d’être une tautologie, cette affirmation replace en perspective un élément décisif de l’expansion du méthodisme : le chant. Il est possible d’affirmer qu’ « ils furent, au moins autant que les sermons, et sans doute davantage, l’instrument privilégié de la prédication méthodiste, en s’adressant au cœur et à l’esprit des fidèles » (p.142). Or l’étude du méthodisme implique aussi la connaissance de sa théologie et de sa spiritualité, composantes essentielles de sa dynamique historique.       

             Concluant un superbe panorama passant par Bach et Haendel, l’hymnologie méthodiste y est analysée à la jonction de l’histoire et de la théologie. En grande partie forgée dans une réaction au « rationalisme d’Eglise » qui tend à enfermer le Christ dans l’humain Jésus, le méthodisme insiste sur le serviteur souffrant, une « mystique du sang » et la valeur expiatoire de son sacrifice. A la fois résolument orthodoxe et lyrique, collectif et personnel, le chant wesleyen contribue, auprès des populations défavorisées sous l’effet de l’industrialisation, à l’appropriation existentielle d’un Christ Dieu et Sauveur.

    A lire pour en savoir plus : Bernard Cottret, Le Christ des Lumières, Jésus de Newton à Voltaire, « La sainte scène musicale », Paris, Cerf/CNRS, 2011, pp 119-150, 8€

    Ecouter : le dialogue de Bernard Cottret et Franck Belloir au sujet du livre.