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  • 500 ans de protestantisme dans le Gard

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    Le pays de Vidourle-Camargue connait une présence protestante qui a laissé sa trace au cours de l'histoire. A l'occasion des 500 ans de la Réforme, un ensemble d'expositions, d'événements et de conférences sont à voir, notamment à Aigues-Mortes, mais pas que. 

     

    Voici le programme à télécharger : 

     

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  • Un Président protestant en France, est-ce possible?

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    Oui ! Même si le fait est plutôt rare car, en fait, un seul a assumé cette fonction, Gaston Doumergue de 1924 à 1931. Non sans succès d’ailleurs puisque qu’il devient dans la bouche de la Comtesse de Noailles le « Gastounet national ». Populaire, il le fut au point de faire trois fois la couverture du prestigieux Time magazine et d’être le premier président, en 1927, à assister à la finale de la coupe de France de Football.  Premier président aussi à se marier à l’Elysée, il apparaît proche et sympathique. Sécurisant au fond, pour une France encore bien rurale qui a besoin d’être rassurée.

    Colette le dépeint comme un « romain affable » avec des joues « aux couleurs de la pomme en hiver ». Ses petites moustaches lui donnaient un air jovial et satisfait. Une forme de décontraction qu’il avait peut-être conservée de ses racines gardoises. Natif d’Aigues Vives, il devient président de la République en octobre 1924 quand le suffrage n’était pas encore universel et quand les présidents étaient encore accompagnés de cochers en livrée, de postillons, de piqueurs. Doumergue lui décide d’imposer la simplicité -austérité protestante ?- : cinq véhicules simples et une voiture automobile d’apparat en échange de ce faste. 

    Mais les quarante années de carrière politique du radical Doumergue ne se résument pas à ces anecdotes. Député pendant 17 ans, Sénateur pendant 14 ans, 8 fois ministres, deux fois Président du Conseil, Président de l’Assemblée Nationale, du Sénat, il est l’homme politique le plus titré (avec Raymond Poincaré) de toute l’histoire de nos Républiques. Sa notoriété est telle qu’on le rappelle sur fond de scandale Stavisky pour éviter la guerre civile à la France.

    Son expérience lui a permis de traverser les périodes les plus difficiles de la République. Au moment des débats coloniaux, il n’hésite pas à s’opposer à l’occupation de Madagascar en 1894 mais, en 1902, accepte d’être à la tête du ministère des Colonies. Dreyfusard, il rend un hommage vibrant et enflammé à la mémoire de Zola lors du transfert des cendres de celui-ci au Panthéon, le 4 juin 1908. Il évoque alors comme Ministre de l’Instruction publique et des Beaux Arts « la conviction, la foi profonde de Zola, celles qui l’ont soutenu aux heures d’angoisse ».Quelques années plus tard, en 1914 il s’engage contre les pacifistes après avoir voté, contre l’opinion de son parti, peu de temps auparavant, la loi des trois ans. 

    Protestant discret, il semble pourtant prêt à afficher cette filiation, à la veille de sa mort, en allant donner une allocution au musée du Désert. 

    FB

    Pour en savoir plus :

    Comité d’organisation Doumergue anniversaire 2013, www.gaston-doumergue.org