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doctrine du saint-esprit

  • Une oeuvre du Saint-Esprit : ses vrais signes (Jonathan Edwards)

    jonathan edwards,great awakening,calvinisme,réveil,théologie,saint-esprit,doctrine du saint-esprit,culpabilitéJonathan Edwards (1703-1758) a été l'acteur et le témoin du "Grand Réveil" qui eut lieu en Nouvelle-Angleterre au début du XVIIIe siècle. Il fut aussi un éminent théologien calviniste, sensible aux questions des Lumières.

    Le Réveil suscita de nombreuses hostilités, en raison de la dureté de son message (l'insistance sur les peines éternelles et la dépravation totale de l'homme) et des manifestations qui l'accompagnaient parfois. Ces manifestations spirituelles étonnantes faisaient dire aux détracteurs du Réveil que ce dernier n'était pas le fruit du Saint-Esprit : la nouveauté, la détresse morale donnant lieu à des expressions physiques démesurées,  l'ampleur spectaculaire, le zèle maladroit des nouveaux convertis, les rechutes, étaient autant d'arguments contre. 

    Jonathan Edwards a donc cherché à répondre à ces critiques, en s'appuyant sur la Bible. Qu'est-ce qu'un Réveil? Qu'est-ce qui authentifie l'oeuvre de Dieu? Quels critères de discernement les Ecritures nous donnent-elles? Publié en 1741, Une oeuvre du Saint-Esprit : ses vrais signes (The distinguishing marks of a work of the Spirit of God), vient d'être réédité chez Europresse, dans sa traduction française. 

    Pour Edwards, le premier fruit de l'Esprit est une conviction de péché et de perdition, dont la force crée un véritable désespoir, et conduit l'homme a se détourner de son ancienne vie par la foi en Christ. Il est clair que si les débuts sont souvent mêlés aux réactions de la chair, cela n'invalide pas l'oeuvre de Dieu; mais si l'oeuvre est de Dieu, elle conduira vers une purification. Ces questions restent d'actualité, si l'on considère la confusion qui entoure, aujourd'hui encore, la notion de "Réveil" et ce qu'on appelle "l'action du Saint-Esprit". Par sa défense et illustration du Réveil, le livre nous donne, en négatif, des moyens d'évaluation.

  • Jacques Ellul, le Vouloir et le Faire

    jacques ellul,éthique,éthique chrétienne,karl barth,paul ricoeur,dietrich bonhoeffer,morale,moralisme,droit naturel,frédéric rognon,denis müller,doctrine du saint-espritLes éditions Labor et Fides ré-éditent un introuvable de choix, Le Vouloir et le Faire, Une critique théologique de la morale, de Jacques Ellul.

    Cet essai correspond au coeur de sa réflexion éthique, et pose la question du Bien, de la (bonne) morale et de la spécificité de l'éthique chrétienne. Est-elle vraiment possible?

    On connaît les dilemmes profonds qui résultent de la position du chrétien, "dans le monde", mais "sans en être", rendant parfois ses choix et ses orientations concrètement difficiles.

    En opposant la "morale naturelle" des hommes déchus et le moralisme chrétien avec le Bien ("bien faire" ne veut rien dire car le Bien est en Dieu, et qu'il est l'expression de sa volonté bonne pour nous), Jacques Ellul cherche à remettre à l'honneur une éthique "inspirée", dirigée par la communion que la foi nous donne avec le Saint-Esprit. 

    Tout cela semble bien prometteur, avec réserve de voir comment Ellul s'en tire pour concilier son "universalisme" avec les exigences de la sanctification (ai vu qu'il citait Jean Cruvellier, La sanctification dans le mouvement de Keswick, ce qui m'a décidé à le lire sur le champ), et s'il évite l'écueil de l'individualisme.

    Edition et préface de Frédéric Rognon et Denis Müller.