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bible et histoire

  • Bible, histoire et archéologie, une bibliographie commentée

    3144.jpgFinkelstein, Silberman, Keller et les autres…

    Bible et archéologie entretiennent des rapports pour le moins difficiles depuis plusieurs décennies. La surexposition médiatique, à grand renforts de slogans ou de « révélations chocs », ne contribue en rien à l’apaisement. A La Bible arraché aux sables, qui assurait le soutien de l’archéologie à la Bible est venu répondre le non moins spectaculaire ouvrage La Bible dévoilée qui, enfin, allait remettre les choses à leur place en accordant à la « vraie » science sa primauté.

    Autant dire que nous sommes loin, dans ce champ, d’un vrai débat universitaire qui ferait fi, ou au moins les reconnaitrait, des a priori méthodologiques. En effet, l’archéologue israélien s’acharne à déconstruire ce qu’il appelle les « mythes fondateurs d’Israël », ceux-là même qui servent, en grande partie, de fondement au « récit national » de l’Etat d’Israël.  On ne peut alors éviter de s’interroger sur le sens véritable de cette entreprise dans une époque de tension entre palestiniens et Israéliens. De manière sous-jacente, Finkelstein ne cherche-t-il pas à désamorcer ce qui, à ses yeux, constitue une des principales pierres d’achoppement à la résolution de la paix en Israël ? L’archéologie au service de la politique n’a rien de surprenant, on connaît d’autres précédents...

    Dommage simplement qu’à ce petit jeu, la Bible en fasse les frais ; simples dommages collatéraux dira t-on…Peut-être… mais l’essentiel est de revenir à une discussion apaisée faisant place à tous les arguments et toutes les propositions. L’intervention du pasteur Christophe Desplanques (Réforme de décembre 2011, N°3444),  sur ces sujets délicats, on l’a vu, et complexes, a pour principal mérite de redonner vie au débat et voix à l’ensemble des théories.  Car ce sont «  des questions largement ouvertes ou du moins elles devraient l’être »[1] nous dit l’égyptologue français Alain Zivie, ce que confirme d’ailleurs le travail de K. Kitchen dans son « On The Reliability of the Old Testament », paru en 2006.

    Il nous paraît donc utile de vous proposer à la lecture une série d’ouvrages aux thèses diverses qui pourra vous aider à retrouver votre chemin dans ce dédale historico-archéologique.

     

    LIRE LA BIBLIOGRAPHIE.

     

     



    [1] Alain Zivie, La prison de Joseph, Bayard, 2004, p134.