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bible et archéologie

  • Bible, histoire et archéologie : complément bibliographique

    8932.jpgNous avions posté récemment une bibliographie commentée sur le thème "Bible, histoire et archéologie"

    Or les éditions Excelsis ont lancé une nouvelle collection, "Eclairages", qui reprend le principe des synthèses académiques que l'on peut trouver, par exemple, dans la collection 128 d'Armand Colin. Il s'agit dans un nombre de pages limité (128), de faire le tour d'une question et le point sur les problématiques et recherches récentes. Le format, très pratique et opérant pour les étudiants en début de cursus, trouve ainsi sa déclinaison pour des questions plus théologiques.

    Et le premier volume de la collection, de Matthieu RICHELLE, concerne justement "Bible et Archéologie". Franck nous en livre un bref aperçu :

    "Les choix de Matthieu Richelle sont judicieux, pertinents et respecteux de tous les interlocuteurs. Dans ce court ouvrage, l'auteur réalise la gageure de nous faire découvrir les matériaux de l'archéologie (chapitre 1 et 2), les questions méthodologiques et déontologiques (chapitre 3 et 4) et, enfin, quelques grands débats actuels (chapitre 5 et 6). Quel plaisir de trouver un ouvrage qui accepte les limites de la science sans en nier l'importance. L'humain, le scientifique et le croyant y compris, renvoyés à leur finitude, n'est-ce pas la première marque de la sagesse... On ne peut, bien sûr, que regretter la taille du livre, trop petit pour mettre en valeur les illustrations pourtant nécessaires à l'argumentaire. Somme toute, voici un excellent outil à découvrir et à faire découvrir."

    De l'équilibre et de la pédagogie, donc, même si le format aurait gagné en clarté avec quelques centimètre de plus.

    Lire aussi : la très bonne auto-présentation de l'auteur sur son blog.

  • Bible, histoire et archéologie, une bibliographie commentée

    3144.jpgFinkelstein, Silberman, Keller et les autres…

    Bible et archéologie entretiennent des rapports pour le moins difficiles depuis plusieurs décennies. La surexposition médiatique, à grand renforts de slogans ou de « révélations chocs », ne contribue en rien à l’apaisement. A La Bible arraché aux sables, qui assurait le soutien de l’archéologie à la Bible est venu répondre le non moins spectaculaire ouvrage La Bible dévoilée qui, enfin, allait remettre les choses à leur place en accordant à la « vraie » science sa primauté.

    Autant dire que nous sommes loin, dans ce champ, d’un vrai débat universitaire qui ferait fi, ou au moins les reconnaitrait, des a priori méthodologiques. En effet, l’archéologue israélien s’acharne à déconstruire ce qu’il appelle les « mythes fondateurs d’Israël », ceux-là même qui servent, en grande partie, de fondement au « récit national » de l’Etat d’Israël.  On ne peut alors éviter de s’interroger sur le sens véritable de cette entreprise dans une époque de tension entre palestiniens et Israéliens. De manière sous-jacente, Finkelstein ne cherche-t-il pas à désamorcer ce qui, à ses yeux, constitue une des principales pierres d’achoppement à la résolution de la paix en Israël ? L’archéologie au service de la politique n’a rien de surprenant, on connaît d’autres précédents...

    Dommage simplement qu’à ce petit jeu, la Bible en fasse les frais ; simples dommages collatéraux dira t-on…Peut-être… mais l’essentiel est de revenir à une discussion apaisée faisant place à tous les arguments et toutes les propositions. L’intervention du pasteur Christophe Desplanques (Réforme de décembre 2011, N°3444),  sur ces sujets délicats, on l’a vu, et complexes, a pour principal mérite de redonner vie au débat et voix à l’ensemble des théories.  Car ce sont «  des questions largement ouvertes ou du moins elles devraient l’être »[1] nous dit l’égyptologue français Alain Zivie, ce que confirme d’ailleurs le travail de K. Kitchen dans son « On The Reliability of the Old Testament », paru en 2006.

    Il nous paraît donc utile de vous proposer à la lecture une série d’ouvrages aux thèses diverses qui pourra vous aider à retrouver votre chemin dans ce dédale historico-archéologique.

     

    LIRE LA BIBLIOGRAPHIE.

     

     



    [1] Alain Zivie, La prison de Joseph, Bayard, 2004, p134.