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Le blog Jean Calvin - Page 2

  • (Conférence) La résistance des protestants en France dans la Seconde Guerre Mondiale

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  • Deux bons livres pour la prédication

    Paul exhorte Timothée à se consacrer tout entier à son enseignement, "car en agissant ainsi, tu te sauveras toi-même, ainsi que ceux qui t'écoutent" (1 Tm 4.11-16). La charge de la prédication, si importante pour la vie de l'Eglise, peut nécessiter un peu de soutien. Voici donc deux livres que nous avons estimés dignes d'apporter une réflexion ou une orientation bénéfiques. Il ne s'agit pas de manuels, mais plutôt de méditations fondées sur les Ecritures et de conseils liés à l'expérience, très éloignés des techniques modernes de communication.

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    Le premier est sans doute le plus connu : La Parole de la Prédication, de Dietrich Bonhoeffer (Labor et Fides). Issu d'un séminaire avec ses étudiants, il met l'accent sur la fidélité, la vie intérieure, l'état d'esprit requis pour prêcher ; c'est un livre profond, soutenu par un style percutant.

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    Le deuxième insiste sur la nécessité de "Prêcher Christ". Cette formule, tirée de la 1ère épître aux Corinthiens, rappelle que le message à proclamer n'est pas une morale, un exposé destiné à satisfaire la curiosité intellectuelle ou l'émotion des auditeurs. Il est la révélation d'une personne qui seule peut communiquer la vie d'en-haut. Ce recentrage sur Christ, sa personne et son oeuvre, est rattachée à la doctrine de l'élection. "Nul ne peut venir à moi si le Père qui m'a envoyé ne l'attire" (Jean 6.44) : cela implique que l'efficacité de la Parole pour le Salut ne repose pas sur les épaules du messager, mais sur Dieu qui appelle - ce qui est libérateur. La foi dans l'élection de Dieu, qui a choisi la folie de la prédication pour se révéler, est un sûr fondement pour accomplir cette tâche. Accessible et biblique, il est bien davantage qu'une méthode pour mieux parler ; il ramène au travers de ses brefs chapitres à une prédication qui ne soit pas seulement évangélique dans la doctrine, mais aussi dans l'esprit.

    Edgar Andrews, Prêcher Christ, Europresse, 10€.

  • Les #100 livres cultes du protestantisme

    Cry of South Africa.

     

    #97 Alan Paton, Pleure, ô pays bien aimé, Le Livre de Poche, 1950

     

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  • Conférence à Metz avec Bernard Cottret

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  • Le pasteur, figure de pouvoir? La conférence est en ligne

    Capture d’écran 2016-05-11 à 14.13.53.pngComme toujours, il vous est possible d'entendre ou réentendre les conférences organisées par la Librairie Jean Calvin à l'adresse suivante :

    http://www.librairiejeancalvin.fr/index.php/ljc/Multimedia/Conferences#data

     

    Ne vous privez pas de la dernière, particulièrement enrichissante; Julien Léonard y traite des pasteurs réformés au XVIIe siècle. 

     

    Ecouter la conférence.

  • Etrangers dans la Cité

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    Dans le monde, "l'Eglise doit être l'Eglise, et rien d'autre que l'Eglise". Cette déclaration donne le ton de cet ouvrage, qui souhaite rappeler la vocation de l'Eglise dans notre société.

     

    Plusieurs théologiens se sont fourvoyés, nous disent les deux auteurs, en tentant d'adapter le message de l'Evangile au monde afin de le rendre plus accessible et plus acceptable. Tentative ultime, selon eux, pour redorer le blason du christianisme qui aurait connu son âge d'or dans le passé. Il n'en est rien, nous disent-ils, car cette soi-disant société chrétienne n'a jamais existé ; elle n'avait de chrétien que le nom. Ils affirment même, dans le premier chapitre, que "si le monde était fondamentalement chrétien, alors il faudrait s'inquiéter pour l'Eglise" car l'événement décisif pour le chrétien est la mort et la résurrection du Christ, que le monde n'est pas prêt à recevoir.

     

    En ce sens, recevoir l'Evangile conduit à s'engager dans une nouvelle communauté : l'Eglise, que nos deux auteurs définissent comme une polis. Suivant les positions du théologien mennonite Yoder, ils proposent une nouvelle compréhension du politique. D'abord en disant que l'Eglise est une politique car elle est une communauté, mais cette communauté est étrangère. Ensuite, ils affirment que l'Eglise fait de la politique non en participant au bien du monde, ou en influençant la société, mais en vivant son message pleinement.

     

    En ce sens, ils nous répètent qu'être chrétien c'est accepter de "payer un prix, car il coûte, en notre temps, d'être disciple. Le troisième chapitre insiste sur le fait que ceux qui portent l'Evangile sont des hommes et des femmes ordinaires que vivent en Jésus-Christ. En ce sens, l'expression américaine "melting-pot" n'est que trop vague et bien hypocrite, qui permet au religieux de revêtir un "habit de fin lin" tout en continuant d'haïr, de mépriser, de rejeter. Le pardon véritable et la réconciliation ne s'habillent pas de slogans, mais sont le fruit d'une vie livrée à la suite du Christ crucifié.

     

    D'ailleurs, il n'est nullement besoin de chercher une éthique chrétienne, nous disent-ils, car "être éthique" signifie "être Eglise", autrement dit, vivre le message de l'Evangile dans un milieu hostile. Le quatrième chapitre invite à ne pas vivre seul ce message mais à trouver notre force dans la communion de l'Eglise en acceptant de dépendre des uns et des autres. Il faut donc sortir de ces débats oiseux entre conservateurs et libéraux, entre éthique de droite et de gauche, car les chrétiens doivent simplement accepter leur faiblesse au milieu du monde. Cette incapacité nous conduit à vivre dans l'interdépendance du corps de l'Eglise, communauté formée de ceux qui ont répondu à l'injonction de Jésus : "Suis-moi!".

     

    Il est donc impératif que les chrétiens ne cherchent pas à être des héros mais à vivre des hommes et des femmes fidèles à l'Evangile. "L'éthique ne demande rien de plus que cela : une personne ordinaire vivant une vie chrétienne devant d'autres personnes ordinaires."

     

    Dans le sixième chapitre, nos auteurs reviennent sur l'importance du ministère pastoral qui ne doit pas être vécu dans une forme d'isolement ou de solitude mais en collaboration avec l'Eglise. Ils remettent en question le "Ministère" avec un grand M pour favoriser la confrontation fraternelle. Attention, car l'essentiel du zèle pastoral et de l'Eglise ne puise pas dans des techniques psychologiques, mais dans le refus de sous-estimer "le scandale de la croix et la corruption de notre culture" concluent-ils!

     

    A coup sûr, cet ouvrage prend à rebrousse-poil tous les penseurs, théologiens, responsables et membres d'Eglise de notre temps. Le verdict radical posé par les auteurs implique une dépendance complète du message, tout aussi radical, de l'Evangile, pour continuer dans l'espérance. Nous sommes loin des méthodes empruntées au monde pour nourrir les rêves d'une église conquérante! : cette sorte de "dinette évangélique" affaiblit l'oeuvre de séparation contenue dans la croix et la résurrection de Jésus-Christ.

     

    Si l'on peut adresser quelques reproches à nos auteurs, on ne peut pas retenir celui d'une position qui conduirait à se retrancher du monde. Leurs détracteurs utilisent cet argument facile pour les déconsidérer et mieux justifier leurs ambitions, et le désir, naturel, d'échapper au rejet; il n'y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir!

     

    On peut par contre, regretter l'ambiguïté du terme "politique" dans leur développement, même s'ils prennent le soin de le définir précisément. Cet usage, sans doute un peu provocateur, perd en pertinence évangélique ce qu'il gagne en rhétorique. Cela dit, nous avons ici un ouvrage stimulant et fondamental si l'Eglise veut rester au service du message du Christ!

  • Le pasteur, figure de pouvoir?

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  • John Wesley d'après ses sermons

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    John Wesley (1703-1791) est le principal artisan du Réveil méthodiste au XVIIIe siècle ; son impact a façonné la spiritualité évangélique et la culture anglo-américaine (et au-delà) jusqu'aujourd'hui - le FC Barcelone n'a-t-il pas été créé par une groupe de jeunes protestants méthodistes en 1892?

     

    Pourtant, le personnage est peu connu en France. De même, pour connaître quelle fut sa pensée théologique, nous ne disposons d'aucun texte systématique: Wesley n'a pas écrit de somme identique à l'Institution de la Religion Chrétienne... En fait, c'est la prédication de la Parole (associée  à une hymnologie renouvelée) qui va jouer un grand rôle dans le le développement du méthodisme : on estime, d'après son journal, que Wesley a prêché près de 50 000 fois.

     

    L'ouvrage de Patrick Streiff représente donc une première en français : il dévoile la conception wesleyenne de Dieu, de la conversion, du salut, et bien sûr, de la sanctification (jusque dans des domaines très concrets comme celui de l'argent), mais aussi des "moyens de grâce", à travers cette "dogmatique irrégulière" que constituent les sermons qui nous sont parvenus.

     

    Accessible, agréable à lire, enrichissant à bien des niveaux, le livre donne aussi la parole au principal intéressé, en citant (et traduisant) un grand nombres d'extraits. Des colonies américaines à l'Afrique en passant par l'Angleterre de la révolution industrielle, le réveil méthodiste constituera une puissance missionnaire, philanthropique, et sociale aussi originale que novatrice. Nous avons accès ici, dans une belle synthèse, au coeur de son message - et des questionnements théologiques qu'il peut susciter.

  • Les #100 livres cultes du protestantisme

    Mémoire du Désert héroïque.

     

    #98 Antoine Court, Mémoires pour servir à l'histoire et à la vie d'Antoine Court, de 1695 à 1729, édition Pauline Duley-Haour, Editions de Paris - Max Chaleil, 1995.

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  • Etre protestant à Montpellier

    Capture d’écran 2016-04-16 à 18.28.32.pngLes éditions Privat éditent une nouvelle histoire de la ville de Montpellier sous la direction de Christian Amalvi et Rémy Pech (la référence jusque-là était celle de Gérard Cholvy). 

    Un très beau volume qui prend en compte la dimension culturelle et religieuse, incluant le destin prépondérant du protestantisme dans la cité. C'est Pierre-Yves Kirschleger, historien et secrétaire de la Société de l'Histoire du Protestantisme de Montpellier, qui retrace les cinq siècles de cette histoire singulière et passionnante, des premiers troubles causés par les idées réformatrices aux recompositions récentes du protestantisme sous l'effet du mouvement évangélique (dont son implantation en périphérie de la ville - le "protestantisme des garages"!).