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Le blog Jean Calvin - Page 2

  • Conférence à Metz avec Bernard Cottret

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  • Le pasteur, figure de pouvoir? La conférence est en ligne

    Capture d’écran 2016-05-11 à 14.13.53.pngComme toujours, il vous est possible d'entendre ou réentendre les conférences organisées par la Librairie Jean Calvin à l'adresse suivante :

    http://www.librairiejeancalvin.fr/index.php/ljc/Multimedia/Conferences#data

     

    Ne vous privez pas de la dernière, particulièrement enrichissante; Julien Léonard y traite des pasteurs réformés au XVIIe siècle. 

     

    Ecouter la conférence.

  • Etrangers dans la Cité

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    Dans le monde, "l'Eglise doit être l'Eglise, et rien d'autre que l'Eglise". Cette déclaration donne le ton de cet ouvrage, qui souhaite rappeler la vocation de l'Eglise dans notre société.

     

    Plusieurs théologiens se sont fourvoyés, nous disent les deux auteurs, en tentant d'adapter le message de l'Evangile au monde afin de le rendre plus accessible et plus acceptable. Tentative ultime, selon eux, pour redorer le blason du christianisme qui aurait connu son âge d'or dans le passé. Il n'en est rien, nous disent-ils, car cette soi-disant société chrétienne n'a jamais existé ; elle n'avait de chrétien que le nom. Ils affirment même, dans le premier chapitre, que "si le monde était fondamentalement chrétien, alors il faudrait s'inquiéter pour l'Eglise" car l'événement décisif pour le chrétien est la mort et la résurrection du Christ, que le monde n'est pas prêt à recevoir.

     

    En ce sens, recevoir l'Evangile conduit à s'engager dans une nouvelle communauté : l'Eglise, que nos deux auteurs définissent comme une polis. Suivant les positions du théologien mennonite Yoder, ils proposent une nouvelle compréhension du politique. D'abord en disant que l'Eglise est une politique car elle est une communauté, mais cette communauté est étrangère. Ensuite, ils affirment que l'Eglise fait de la politique non en participant au bien du monde, ou en influençant la société, mais en vivant son message pleinement.

     

    En ce sens, ils nous répètent qu'être chrétien c'est accepter de "payer un prix, car il coûte, en notre temps, d'être disciple. Le troisième chapitre insiste sur le fait que ceux qui portent l'Evangile sont des hommes et des femmes ordinaires que vivent en Jésus-Christ. En ce sens, l'expression américaine "melting-pot" n'est que trop vague et bien hypocrite, qui permet au religieux de revêtir un "habit de fin lin" tout en continuant d'haïr, de mépriser, de rejeter. Le pardon véritable et la réconciliation ne s'habillent pas de slogans, mais sont le fruit d'une vie livrée à la suite du Christ crucifié.

     

    D'ailleurs, il n'est nullement besoin de chercher une éthique chrétienne, nous disent-ils, car "être éthique" signifie "être Eglise", autrement dit, vivre le message de l'Evangile dans un milieu hostile. Le quatrième chapitre invite à ne pas vivre seul ce message mais à trouver notre force dans la communion de l'Eglise en acceptant de dépendre des uns et des autres. Il faut donc sortir de ces débats oiseux entre conservateurs et libéraux, entre éthique de droite et de gauche, car les chrétiens doivent simplement accepter leur faiblesse au milieu du monde. Cette incapacité nous conduit à vivre dans l'interdépendance du corps de l'Eglise, communauté formée de ceux qui ont répondu à l'injonction de Jésus : "Suis-moi!".

     

    Il est donc impératif que les chrétiens ne cherchent pas à être des héros mais à vivre des hommes et des femmes fidèles à l'Evangile. "L'éthique ne demande rien de plus que cela : une personne ordinaire vivant une vie chrétienne devant d'autres personnes ordinaires."

     

    Dans le sixième chapitre, nos auteurs reviennent sur l'importance du ministère pastoral qui ne doit pas être vécu dans une forme d'isolement ou de solitude mais en collaboration avec l'Eglise. Ils remettent en question le "Ministère" avec un grand M pour favoriser la confrontation fraternelle. Attention, car l'essentiel du zèle pastoral et de l'Eglise ne puise pas dans des techniques psychologiques, mais dans le refus de sous-estimer "le scandale de la croix et la corruption de notre culture" concluent-ils!

     

    A coup sûr, cet ouvrage prend à rebrousse-poil tous les penseurs, théologiens, responsables et membres d'Eglise de notre temps. Le verdict radical posé par les auteurs implique une dépendance complète du message, tout aussi radical, de l'Evangile, pour continuer dans l'espérance. Nous sommes loin des méthodes empruntées au monde pour nourrir les rêves d'une église conquérante! : cette sorte de "dinette évangélique" affaiblit l'oeuvre de séparation contenue dans la croix et la résurrection de Jésus-Christ.

     

    Si l'on peut adresser quelques reproches à nos auteurs, on ne peut pas retenir celui d'une position qui conduirait à se retrancher du monde. Leurs détracteurs utilisent cet argument facile pour les déconsidérer et mieux justifier leurs ambitions, et le désir, naturel, d'échapper au rejet; il n'y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir!

     

    On peut par contre, regretter l'ambiguïté du terme "politique" dans leur développement, même s'ils prennent le soin de le définir précisément. Cet usage, sans doute un peu provocateur, perd en pertinence évangélique ce qu'il gagne en rhétorique. Cela dit, nous avons ici un ouvrage stimulant et fondamental si l'Eglise veut rester au service du message du Christ!

  • Le pasteur, figure de pouvoir?

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  • John Wesley d'après ses sermons

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    John Wesley (1703-1791) est le principal artisan du Réveil méthodiste au XVIIIe siècle ; son impact a façonné la spiritualité évangélique et la culture anglo-américaine (et au-delà) jusqu'aujourd'hui - le FC Barcelone n'a-t-il pas été créé par une groupe de jeunes protestants méthodistes en 1892?

     

    Pourtant, le personnage est peu connu en France. De même, pour connaître quelle fut sa pensée théologique, nous ne disposons d'aucun texte systématique: Wesley n'a pas écrit de somme identique à l'Institution de la Religion Chrétienne... En fait, c'est la prédication de la Parole (associée  à une hymnologie renouvelée) qui va jouer un grand rôle dans le le développement du méthodisme : on estime, d'après son journal, que Wesley a prêché près de 50 000 fois.

     

    L'ouvrage de Patrick Streiff représente donc une première en français : il dévoile la conception wesleyenne de Dieu, de la conversion, du salut, et bien sûr, de la sanctification (jusque dans des domaines très concrets comme celui de l'argent), mais aussi des "moyens de grâce", à travers cette "dogmatique irrégulière" que constituent les sermons qui nous sont parvenus.

     

    Accessible, agréable à lire, enrichissant à bien des niveaux, le livre donne aussi la parole au principal intéressé, en citant (et traduisant) un grand nombres d'extraits. Des colonies américaines à l'Afrique en passant par l'Angleterre de la révolution industrielle, le réveil méthodiste constituera une puissance missionnaire, philanthropique, et sociale aussi originale que novatrice. Nous avons accès ici, dans une belle synthèse, au coeur de son message - et des questionnements théologiques qu'il peut susciter.

  • Les #100 livres cultes du protestantisme

    Mémoire du Désert héroïque.

     

    #98 Antoine Court, Mémoires pour servir à l'histoire et à la vie d'Antoine Court, de 1695 à 1729, édition Pauline Duley-Haour, Editions de Paris - Max Chaleil, 1995.

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  • Etre protestant à Montpellier

    Capture d’écran 2016-04-16 à 18.28.32.pngLes éditions Privat éditent une nouvelle histoire de la ville de Montpellier sous la direction de Christian Amalvi et Rémy Pech (la référence jusque-là était celle de Gérard Cholvy). 

    Un très beau volume qui prend en compte la dimension culturelle et religieuse, incluant le destin prépondérant du protestantisme dans la cité. C'est Pierre-Yves Kirschleger, historien et secrétaire de la Société de l'Histoire du Protestantisme de Montpellier, qui retrace les cinq siècles de cette histoire singulière et passionnante, des premiers troubles causés par les idées réformatrices aux recompositions récentes du protestantisme sous l'effet du mouvement évangélique (dont son implantation en périphérie de la ville - le "protestantisme des garages"!).

     

  • Protestants de France sur Arte


    Protestants de France - Bande-annonce France 5 par france5

  • Déconstruire l'homéopathie

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    Comment expliquer le succès de l'homéopathie? L'histoire de cette doctrine de soin ressemble à un roman. Cela est du en grande partie à la personnalité flamboyante de son inventeur, Samuel Hannemahn (1755-1843), considéré tour à tour comme un charlatan ou un génie.

     

    Pour Olivier Faure, la popularité de l'homéopathie est liée à ses aspects spirituels, voire religieux. Il en replace la genèse dans la médecine des Lumières, et nous dresse un portrait extrêmement intéressant d'Hannemahn, luthérien d'origine, prophète messianique et sectaire prétendant réunir l'ensemble des connaissances dans une théorie explicative unique, qu'il expose dans une "Bible": L'organon de la médecine rationnelle. La diffusion de cette médecine controversée - Hannemahn se posera volontiers en martyr de la science officielle - se fera par le biais de disciples à la personnalité exceptionnelle, et en remportant les suffrages non dans le monde académique, mais dans l'opinion publique.

     

    En réalité, Samuel Hannemahn est en symbiose avec l'idéologie du dix-neuvième siècle si bien décrite par Philippe Muray, et qu'il appelle "occulto-socialiste". Le principe fondateur de l'homéopathie repose sur la doctrine occultiste des correspondances (microcosme et macrocosme) et la croyance aux énergies dynamiques (par la dilution et la dynamisation d'un simple principe actif en quantité infinitésimale). L'auteur montre qu''lle rejoint les autres ésotérismes de son temps (animisme, vitalisme, magnétisme animal, phrénologie, hypnose...), le culte romantique de la Nature, et trouve un public dans les courants contestataires (saint-simonisme, fouriérisme, socialisme utopique), devenant la "plaque tournante d'une nébuleuse spiritualiste rêvant d'harmonie entre le spirituel et le rationnel, où se côtoient médecins et non-médecins, piétistes et socialistes, phréonologues, spirites et magnétiseurs."

     

    Sans entrer pour sa part dans le débat idéologique, l'historien analyse l'homéopathie comme un mouvement social et culturel qui a su s’adapter aux évolutions de la société et utiliser la critique d'une médecine classique "indifférente aux aspirations confuses et complexes de l'individu souffrant".

     

    Il donne néanmoins au chrétien averti de sérieux moyens de discernement. A l'heure où les médecines parallèles jouissent d'une faveur incroyable, il est important de prendre du recul et de connaitre leur origine occulte et pseudo-scientifique, contraire à l'enseignement biblique. L'efficacité de l'homéopathie apparait au final aussi réelle que douteuse, bien plus spirituelle que scientifique, philosophique que médicale ; la croyance du patient y joue un rôle essentiel. A ce titre, c'est une lecture fort instructive et documentée.

     

    Olivier Faure est professeur d'histoire contemporaine à l'Université Jean Moulin - Lyon III, et spécialiste de l'histoire de la médecine.

     

    A lire aussi: La recension de Vincent Viet dans la Revue française des Affaires sociales, 2015/4 n°4

     

    Et pour compléter:

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  • La Librairie Jean Calvin de Paris sur Présence Protestante