12/07/2014

Croire, expliquer, vivre : une introduction à l'apologétique

13811.jpgQu'est-ce que l'apologétique? Dans son livre Croire, expliquer, vivre, Yannick Imbert (professeur d'apologétique à la Faculté Jean Calvin) nous introduit à la défense de la foi et à sa "démonstration en paroles et en actes". A la fois manuel d'études et programme, il explore les liens entre la raison et la foi, entre la culture et la foi, dans une perspective "réformée évangélique", et explicite les principales "visions du monde" de nos contemporains (athéisme, matérialisme scientifique, etc...). 

Devant le regain d'intérêt pour cette matière en milieu évangélique, il convient de connaître quels en sont les grands auteurs, les principales écoles, les buts, les enjeux et les présupposés. L'un des grands mérites de l'ouvrage est de nous ouvrir les portes du monde anglo-saxon : Van Til, Chesterton, C.S. Lewis, etc... 

Voir aussi : La table des matières.

Voir aussi : L'introduction.

04/07/2014

Quel livre dans la poche cet été?

cévennes,histoire des cévennes,protestantisme,culture cévenole,sortir en cévennes,tourisme cévennes,patrick cabanelLes Cévennes sont un continent où l'été voit affluer les marcheurs, flâneurs et autres baigneurs. Par où commencer lorsque l'on met les pieds dans ce pays ? Comme toujours, le meilleur point de départ est un livre ; pour pouvoir mesurer l'histoire millénaire que l'on foule de ses pas, la langue des paysages et la culture aussi discrète que présente en tous lieux, c'est encore un livre qu'il faut.

Des premiers menhirs à la révolte des Camisards, de l'exode rural aux "nouvelles populations cévenoles", le temps cévenol bat, condensé, dans un petit ouvrage de synthèse : l' Histoire des Cévennes, en "Que sais-je?" de Patrick Cabanel. 

Sur les marchés régionaux, c'est une valeur sûre, il s'envole sans qu'on ait besoin de le présenter. Entre les melons, dans la poche d'un jean. Et le soir sur la terrasse d'un mas, avec pour horizon la fameuse ligne bleue du Massif de l'Aigoual, ce n'est que du bonheur.

01/07/2014

La nuit des Camisards : billetterie en ligne

Le spectacle de La nuit des Camisards commence dans quelques 23 jours, et vous pouvez d'ores et déjà réserver votre billet en ligne.

L'occasion de faire un tour sur le nouveau site, très complet, en cliquant ci-dessous:

Site Nuit des Camisards.png

20/06/2014

[podcast]"L'union sacrée", les religions dans la Grande Guerre est en ligne

ww1,union sacrée,première guerre mondiale,première guerre mondiale et protestantisme,protestants dans la grande guerre,pierre-yves kirschleger,centenaire 14-18L'excellente conférence de Pierre-Yves Kirschleger, donnée pour la Librairie Jean Calvin dans le cadre de notre cycle "Le protestantisme et la Guerre" peut-être écoutée, téléchargée, en ligne sur le site de la LJC.

C'est par ici : Pierre-Yves Kirschleger // "L'Union sacrée", les religions dans la Grande Guerre // Conférence /

 

17/06/2014

Conférence en Vendée militaire

Amis vendéens, la Librairie Jean Calvin organise ce samedi une conférence avec Jean-Pierre Chabrol à Cholet. Pour en savoir plus, cliquer ci-dessous:

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14/06/2014

La haute finance protestante au temps de Balzac : Edouard André

13801.jpgEdouard André (1833-1894) aurait pu être un personnage de la Comédie humaine. Fils de banquier, héritier richissime, collectionneur, il est un maître du nouvel ordre que dépeint Balzac au XIXe, régit par l'argent.

Pas n'importe quelle banque. La Haute Banque protestante. Avec ses grandes familles (les Delessert, les Mallet, les Hottinguer...), ses alliances, les opérations réussies, les ratées aussi (toujours moins nombreuses). A cette époque, leur fortune vaut celle d'un Rotschild.

Le lecteur suit l'impressionnante ascension des André au cours des siècles. Réformés de la première heure, ils s'installent à Nîmes en 1600 et fondent une maison de négoce qui prospère, puis s'internationalise en trois générations. L'étranglement du protestantisme sous Louis XIV ne les fait pas fuir; ils se dotent d'une structure à Gênes et à Genève, se diversifient. Au cours du XVIIIe, leur argent sert à améliorer le sort des galériens, mais ils se méfient de Paul Rabaut, des cultes au Désert ; les hommes sont aux affaires, lisent Voltaire, et les femmes s'édifient entre elles, au logis.

Le XIXe est le théâtre de leur apogée, avec la fondation de leur banque parisienne et le succès de leurs différents placements : immobilier, chemin de fer, etc... Sur le plan religieux, ils sont bienfaiteurs de La Cause protestante; membres du Consistoire de Paris, acteurs de la Société de la morale chrétienne, etc... Philanthropie et notabilité font chez eux bon ménage. Mais ce sont les femmes, surtout, que l'on retrouve engagées, porte-feuille à l'appui, dans le Réveil. Mira André-Rivet, la grand-mère d'Edouard, est la doyenne des femmes qui se réunissent à la "Chapelle Taitbout", phare du revivalisme dans la haute société protestante. Elles financent les oeuvres, l'évangélisation, témoignent de leur expérience de conversion avec un zèle parfois dérangeant.

Elevé dans ce climat, entre affaires et foi, Edouard perpétuera l'aide au protestantisme, mais se passionnera comme ses pères, pour sa collection d'art et la construction d'édifices dignes de l'accueillir. Jusqu'à léguer à la postérité cet hôtel splendide qui est aujourd'hui le Musée Jacquemart-André.

Balzac disait qu'à l'origine de chaque grande fortune, il y a un crime. Nous n'en saurons rien. Mais c'est  un beau cas pratique à la Max Weber que nous expose ici Virginie Monnier : l'éthique protestante et l'esprit du capitalisme réunis dans une épopée familiale très dépaysante.

A lire aussi : Daniel DESSERT, Les Daliès de Montauban, Une dynastie protestante de financiers sous Louis XIV, Perrin, 2005

Et encore : Max WEBER, L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme, Pocket

et pour les plus motivés : Herbert LUTHY, La banque protestante en France de la Révocation de l'Edit de Nantes à la Révolution, EHESS

Visiter le site du Musée Jacquemart-André :

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11/06/2014

L'esthétisation du monde

 

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Qui se souvient du cri de rage de Baudelaire dans Le mauvais vitrier : "La vie en beau! La vie en beau!"? L'exigence désespérée du dandy s'est transmise à tout un monde. 

En effet, quel est le point commun entre le MacBook et Disneyland, la brosse WC de Casa et la nouvelle décoration des centres commerciaux? L'exigence esthétique du moindre détail quotidien, la stylisation et la mise en scène de la vie ordinaire via les réseaux sociaux, la décoration, le design, la mode, et j'en passe, sont devenus la stratégie et le but d'un "capitalisme d'hyper-consommation".

Pour Gilles Lipovetsky, nous vivons à "l'âge du capitalisme artiste":

"Le capitalisme artiste est cette formation qui branche l'économique sur la sensibilité et l'imaginaire [...]. Sous son règne, la recherche rationnelle du profit s'appuie sur l'exploitation commerciale des émotions, via des productions de dimensions esthétiques, sensibles, distractives." (p.42) 

En schématisant (bien comme il faut), l'auteur fait traverser à l'art quatre grandes périodes : assumant d'abord une fonction rituelle ou sacrée , l'art est progressivement devenu une valeur en soi, privilège d'une aristocratie qui affirmait à travers l'esthétique sa supériorité sociale. A l'époque moderne, l'art devient quasiment religion, l'artiste prophète, jusqu'à culminer dans "l'art pour l'art" et ces temples mortuaires de la beauté que sont les musées. 

Après l'art-pour-les dieux, l'art-pour-les princes, et l'art-pour-l'art, nous en sommes à l'art-pour-le marché. La beauté des biens de consommation. Chaque individu pape du goût un catalogue à la main. Individualisme, surenchère dans la créativité, prolifération des initiatives, des styles, uniformité anarchique. Le système, qui n'est pas à un paradoxe, est en surchauffe. 

Gilles Lipovetsky désosse ainsi notre univers kitsch et sa logique esthético-commerciale. Sans pessimisme. Avec des longueurs. Et des répétitions. Il est perspicace, mais il faut de la patience et ne pas s'irriter des adjectifs qualificatifs en cascade, de leur précision lassante.

Néanmoins, le lecteur est mis à nu dans sa part d'artifice, dans sa prétention esthétisante. Démesurément commune et partagée. J'en ai éprouvé quelque honte, et c'est un bon début. Comme le disait Philippe Muray, la plus rude bataille contre qui doit-on la livrer? "Contre tout ce qui fait de vous un enfant de son siècle. "

Petite présentation vidéo ici :

 

10/06/2014

[conférence] L'union sacrée, les religions dans la Grande Guerre, par Pierre-Yves Kirschleger

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06/06/2014

Eté 2014 : Stands et marchés de la Librairie Jean Calvin

Demandez le programme! Comme tous les étés, la Librairie Jean Calvin se déplace sur certains marchés de la région, sans compter les stands ponctuels lors de conférences, fêtes de paroisses, manifestations, etc...

Voici un premier programme avec les stands réguliers où vous pourrez nous retrouver (cliquer ci-dessous). A bientôt!

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04/06/2014

Errances (II), un nouveau recueil de témoignages

mission timothée,conversion,témoignages,témoignages de conversion,protestantismeNous avons reçu la palette du nouveau Errances !

Ce deuxième volume reprend en fait le tout premier recueil de témoignages qu'avait édité la Mission Timothée (mais aujourd'hui épuisé), auquel ont été ajoutés des inédits. 

On se réjouit de lire ces tranches de vie, qui attestent que Dieu est bien vivant, et qu'il agit aujourd'hui encore en faveur d'hommes et de femmes perdus, pour "arracher leur vie à la tombe et faire briller sur eux la lumière des vivants."