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II. Lire Calvin pour trouver quelque consolation dans ses afflictions

9782354791452.jpgDans ces sermons sur Job, donnés entre 1554 et 1555, Calvin transmet les fondements d'une foi qui résiste à l'épreuve par la révélation de la paternité providentielle de Dieu : c'est de lui que viennent les biens et les maux pour notre instruction et notre sanctification. Malgré les malheurs et l'incompréhension, la consolation vient de sa Parole, qui ne châtie que ses enfants et révèle, par leur réaction à la souffrance, la réalité cachée de leur coeur:

"comme en la fournaise, l'or est éprouvé pour voir si il y a de l'écume, ainsi dans l'affliction, Dieu nous montre qui nous sommes". (p.92)

La consolation n'est pas chez Calvin une pommade dissociable de la remise en question, du retour sur soi, et de la repentance continue :

"Que chacun regarde ses pauvretés et ses pollutions et qu'il s'y déplaise, et aussi que nous demandions à notre Seigneur qu'il nous lave et nous nettoie par son sang pour que nous puissions apparaître purs devant la face de Dieu son Père. Or ce n'est pas un jour par semaine que nous avons à faire cela, c'est toute notre vie..." (p.54).

L'assurance de la foi repose en dernier recours sur les promesses de soutien de Dieu, la conscience renouvelée de sa grâce au sein de la souffrance, et une exhortation magistrale à la patience (sermon 7), qu'il faut lire absolument.

Calvin y aborde aussi nombre de points importants, de la révolte au rôle "des anges et des diables" en passant par l'éducation des enfants et l'amitié fraternelle (très présente dans ces prêches), mettant l'accent sur un aspect qui ne m'avait pas sauté aux yeux mais qui réapparait souvent (y compris dans l'IRC), l'intégrité du coeur et la dénonciation de l'hypocrisie. L'atemporalité, l'universalité du propos et la profondeur de ses méditations, si bien lues, nous parlent encore aujourd'hui.

S.Z.

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