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"De saintes convocations" : fête et culte dans l'Ancien Testament

 

8756.jpgAfin de se soustraire à la souffrance de la vie et à l’idée de devoir un jour rendre des comptes au Dieu créateur, la société a trouvé dans les bacchanales et ses plaisirs orgiaques son exutoire. Le dieu de la fête a supplanté le Dieu de la Bible. De la même manière qu’Israël était consacré à Dieu et appelé à manifester sa sainteté en se séparant des nations étrangères, l’Eglise du Seigneur Jésus-Christ est appelée en se préservant du monde à exprimer ce qu’elle est déjà par la foi : sainte. A l’instar d’Israël qui échoua dans sa vocation l’Eglise fait bien souvent défaut dans la sienne : ses rassemblements où l’extase des sens se mêle aux décibels des instruments laissent à penser que l’esprit de la fête s’est substitué à l’Esprit Saint. La Bible sublimerait-elle l’affliction ? Certainement pas ! Nombreuses sont les exhortations, tant dans le Premier Testament que dans le Second, qui invitent le peuple de Dieu à se réjouir et à faire résonner ses instruments lorsqu’il se présente devant Dieu. La question se pose alors : quelle est la fête que Dieu honore ?

 

Fête de reconnaissance.JPGL’auteure, Pascale Nathalie, étudiante au parcours universitaire criant, assumant un poste de haut fonctionnaire, montre – en limitant son champ d’investigation à l’Ancien Testament - que la notion de fête est très présente dans la Bible. Dans sa brève introduction, elle rappelle qu’il est une fête, sainte, qui répond à la volonté de Dieu et qui est l’expression du culte qu’on lui rend. Les fêtes de l’Ancien Testament sont de « saintes convocations » divines (Lévitique 23 :37), des temps particuliers où le peuple mis à part, consacré, séparé, exprime sa reconnaissance des bienfaits reçus et adore Dieu selon les termes qu’il a fixé (sacrifices, louange). Elles sont également des lois perpétuelles car leur célébration permet d’enseigner les générations pour qu’elles gardent en mémoire les actions de Dieu. Ce sont ces fêtes qui sont d’une odeur agréable à Dieu. Avant de rentrer dans le cœur du sujet, elle prend le soin de rappeler que la caducité de la célébration de ces fêtes pour l’Eglise ne la dispense pas de s’attacher à leur enseignement.

 

L’ouvrage construit de manière très pédagogique, décrit respectivement les fêtes de printemps (« Pâque », « Fête des pains sans levain », « Fête des prémices », « Fête des moissons ») et les fêtes d’automne (« Fête des trompettes », « Jour des expiations », « Fête des tabernacles »). Pour chacune d’elle, l’auteure donne le contexte historique, la signification prophétique et spirituelle. Pour conclure, Pascale Nathalie met en garde les croyants contre l’idolâtrie, le formalisme religieux ainsi que la négligence auxquels Israël s’est abandonné et qui ont profané son culte. Ces dernières paroles ne sont rien d’autres qu’un appel au lecteur à répondre à Dieu, par la foi en Jésus-Christ, à la sainte convocation à laquelle il nous convie. 

 

Etayé bibliquement, d’une bonne et saine théologie, ce petit ouvrage de théologie biblique est accessible à tous ceux qui désirent connaitre de quelle manière Dieu, qui est toujours le même, a désiré être servi par son peuple. Instruction et édification sont l’axiome de ces « saintes convocations ».

J.M.

Source recension : Mission Timothé, Revue Lumières reçues au fil du temps, n°2, 2012

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