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"Je serai fusillé" : un missionnaire évangélique dans les tranchées

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Les éditions Ampelos poursuivent leur précieuse publication de documents sur le protestantisme dans la Grande Guerre. 

 

Le journal de Jules-Philippe Guiton appartient à la catégorie, rare à son époque, des pacifistes et objecteurs qui refusent la Guerre au nom d'un commandement spirituel : "Tu ne tueras point". L'homme appartient à une importante famille méthodiste, et il est pasteur missionnaire au Lesotho - terrain qui fut celui de Casalis, Arbousset, etc.

Comme l'écrit Patrick Cabanel dans la préface, le journal de Guitton est remarquable à plusieurs égards. Il choisit de désobéir en plein coeur de la guerre, sachant qu'il encourt le peloton d'exécution. Puis il permet au lecteur d'accéder à son for intérieur : ses convictions évangéliques, sa critique prophétique des instances protestantes qui légitiment la guerre, qualifiant le patriotisme d'idolâtrie:

"Le patriotisme, qui est le culte de la Patrie, est une idolâtrie. Si pur que soit l'objet d'un culte, serait-ce à une mère chérie, tout culte qui ne s'adresse pas au Dieu trois fois saint est une idolâtrie."

Il joint la parole aux actes, allant jusqu'à sortir de sa tranchée pour sauver un blessé allemand. 

L'affaire remontera jusqu'au Ministre de la Guerre, mais qu'adviendra-t-il de lui? Un témoignage touchant de non-compromission.

 

Jules-Philippe Guiton, "Je serai fusillé!" Journal d'un pacifiste chrétien, préface de Patrick Cabanel, Ampelos, 2015, 10€ ♥♥♥

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