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  • La Librairie Jean Calvin était aux Rencontres de Genève

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    Les Rencontres de Genève "Histoire et Cité" se sont tenues pour la première fois cette année, du 13 au 16 mai 2015. Autour du thème "Construire la paix".

    Conférences, projections, tables rondes, journées d'étude...

    Et la Librairie Jean Calvin y était, dans le cadre du "Salon du Livre".

    Vous pouvez voir quelques photos sur la page Facebook de la Librairie, ainsi que sur la page Facebook du Festival.

  • Une émission consacrée aux Frères moraves sur RTS

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    RTS a consacré une série aux Frères moraves dans son émission "A vue d'esprit" (Catherine Erard et Pierre-Yves Moret). 

    Parmi les intervenants, Marc-Frédéric Muller, auteur d'une petite biographie de Zinzendorf chez Olivetan, mais aussi Pierre-Olivier Léchot, ou encore, bien sûr, Dieter et Heidi Gembicki, que l'on ne présente plus ici.

    Il est possible d'en écouter les 5 épisodes sur RTS.ch : 

     

    Episode 1 : Les ancêtres moraves

    Episode 2 : Zinzendorf, figure morave

    Episode 3 : La piété morave en Suisse romande

    Episode 4 : Paroles de moraves

    Episode 5 : Réveiller les coeurs 

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  • Protestantisme de Roland Barthes (1915-1980)

    Capture d’écran 2015-05-09 à 17.48.09.pngDans le dernier BSHPF, Bertrand Gibert consacre un article très intéressant au "protestantisme" de Roland Barthes

    L'occasion de lire, ou de relire, l'un de ses livres les plus connus (incontournable des études littéraires) : Mythologies. Notre vie quotidienne se nourrit de mythes, sur lesquels nous n'avons guère de recul : la voiture, la publicité, le cerveau d'Einstein, l'Abbé Pierre, le lait et le vin, etc... Isolés, dans de brefs textes, de l'actualité qui les a fait naître, ils apparaissent pour ce qu'ils sont vraiment: des éléments de notre idéologie, la culture de masse moderne. 

    Ces "signes" sont ici déconstruits par Barthes, dans une sorte d'iconoclasme méticuleux et froidement humoristique - jusqu'au fameux passage de Billy Graham au Vel d'Hiv, en 1955 (qui reçoit un traitement aussi atroce que réducteur,encore que...). Cette "démystification", ou "démythologisation", peut avoir certains traits proprement protestants, celle de la lutte contre les Images, et sur laquelle il a de jolies formules :

    "L'image suscite une fascination, la parole une appropriation."

    Sa grande influence n'est pas sans poser de sérieux problèmes (herméneutiques et éthiques), et rares sont ceux qui ont tôt perçu, comme Jean Brun, les effets pervers du structuralisme. Sans doute cela a-t-il été déjà fait, mais on appliquerait volontiers à Barthes sa dissection des mythes, car il en est lui-même devenu un. 

  • Une oeuvre du Saint-Esprit : ses vrais signes (Jonathan Edwards)

    jonathan edwards,great awakening,calvinisme,réveil,théologie,saint-esprit,doctrine du saint-esprit,culpabilitéJonathan Edwards (1703-1758) a été l'acteur et le témoin du "Grand Réveil" qui eut lieu en Nouvelle-Angleterre au début du XVIIIe siècle. Il fut aussi un éminent théologien calviniste, sensible aux questions des Lumières.

    Le Réveil suscita de nombreuses hostilités, en raison de la dureté de son message (l'insistance sur les peines éternelles et la dépravation totale de l'homme) et des manifestations qui l'accompagnaient parfois. Ces manifestations spirituelles étonnantes faisaient dire aux détracteurs du Réveil que ce dernier n'était pas le fruit du Saint-Esprit : la nouveauté, la détresse morale donnant lieu à des expressions physiques démesurées,  l'ampleur spectaculaire, le zèle maladroit des nouveaux convertis, les rechutes, étaient autant d'arguments contre. 

    Jonathan Edwards a donc cherché à répondre à ces critiques, en s'appuyant sur la Bible. Qu'est-ce qu'un Réveil? Qu'est-ce qui authentifie l'oeuvre de Dieu? Quels critères de discernement les Ecritures nous donnent-elles? Publié en 1741, Une oeuvre du Saint-Esprit : ses vrais signes (The distinguishing marks of a work of the Spirit of God), vient d'être réédité chez Europresse, dans sa traduction française. 

    Pour Edwards, le premier fruit de l'Esprit est une conviction de péché et de perdition, dont la force crée un véritable désespoir, et conduit l'homme a se détourner de son ancienne vie par la foi en Christ. Il est clair que si les débuts sont souvent mêlés aux réactions de la chair, cela n'invalide pas l'oeuvre de Dieu; mais si l'oeuvre est de Dieu, elle conduira vers une purification. Ces questions restent d'actualité, si l'on considère la confusion qui entoure, aujourd'hui encore, la notion de "Réveil" et ce qu'on appelle "l'action du Saint-Esprit". Par sa défense et illustration du Réveil, le livre nous donne, en négatif, des moyens d'évaluation.