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  • Le Réveil des Coeurs : petite revue de presse

    1.pngEn tant que document inédit et exceptionnel, Le Réveil des coeurs a fait l'objet d'un certain nombre de présentations et recensions. Edité par le soin d'Heidi et Dieter Gembicki, ce journal retrace le périple du frère morave Fries, pendant les années de Désert du protestantisme français.

    Marjolaine Chevallier dans la Revue d'Histoire et de Philosophie Religieuse (Strasbourg)

    Daniel Vidal dans les Archives de Sciences sociales des Religions (n° 168, mars 2015)

    Pierre Rolland dans Le lien des chercheurs cévenols (Avril-Juin 2015, n°181)

     

     

     

     

     

  • Du nouveau du côté des anabaptistes...: Des communautés mouvantes

    Capture d’écran 2015-04-18 à 14.45.32.pngLa divergence religieuse s'est trouvée de plus en plus marginalisée dans l'Europe des XVIe et XVIIe siècles, déchirée par les conflits confessionnels.

    Ceux qui voulaient vivre leur foi autrement que dans les cadres imposés par les Confessions de foi et les Etats modernes en construction - comme les anabaptistes - finirent par former leurs Eglises, tolérées par certaines autorités et toujours bien distinctes du reste de la population.

    Mathilde Monge a exhumé des archives de Cologne, aujourd'hui en partie disparues, des trajectoires de vie qui montrent que cette confessionnalisation de fait n'allait pas de soi. Du dialogue avec les inquisiteurs dans leur prison aux suppliques adressées aux autorités, des hésitations spirituelles des simples à la protection assumée que leur accordèrent les autorités locales, la variété des sources mobilisées permet de saisir la complexité des dynamiques de l'exclusion et de l'inclusion, des mécanismes de rejet de son voisin au rythme des persécutions, de la tolérance du quotidien à la Tolération des puissants. 

    Comme l'écrit l'auteur, l'analyse et la méthodologie employées dépassent, dans leur utilité, le cadre de l'anabaptisme aux XVIe-XVIIe siècles, pour saisir la logique de marginalisation de certains groupes religieux.

    Lire aussi cette présentation : http://assr.revues.org/24595

    Voir le sommaire: ici.

  • Les Cévennes au XXIe siècle dans La Croix

    Alcide.png

     

    Petite présentation du livre de Patrick Cabanel et Philippe Joutard, Les Cévennes au XXIe siècle, une renaissance, sur La Croix.com.

    Lire l'article.

  • Pop Théologie

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    Blue Jean Calvin Klein, Philippe François, De Calvin à Godard (1509-2009)

    La Réforme de la Réforme

    Philippe Muray l’avait écrit dans les années 80 : « Le monde est plein d’idées protestantes devenues folles ». Sous la plume de Muray, ce n’est pas un compliment. Chez Mark Alizart, en revanche, l’idée permet d’éclairer tout un pan de notre postmodernité.

    Protestants et modernes ont en effet cru à leurs destins communs, et ce lien a été théorisé, sur un certain plan, par Max Weber. L’éthique du protestant qui n’a plus à se préoccuper de « faire » son salut, c’est le « devoir » (beruf) ; et le « devoir » comme style de vie, est productif : le travail devient une vocation et la tempérance une ascèse « intra-mondaine ». Peu de dépenses, beaucoup de labeur, ce sont les clefs de la réussite capitaliste. Mais ce sont aussi les clefs d’un « désenchantement du monde » : sous leur action, le réel devient un outil à rationaliser et la société se sécularise.

    Cette impulsion enracinée dans la Réforme (le puritanisme surtout) connaît avec le temps, et en raison de son succès, un épuisement, une « pétrification ». La doctrine qui fut libératrice sur le plan spirituel, devient mécaniquement une nouvelle Loi – une « cage d’acier » – étendue à la société toute entière.

    Pour Mark Alizart, les Réveils protestants des XVIIIe-XIXe – piétistes et méthodistes – ont alors correspondu à une Réforme de la Réforme, et, par leur ampleur, à une réforme de la modernité occidentale. Ainsi :

    C’est grâce à eux qu’une « postmodernité » consistante est née, par quoi s’entend non pas une modernité continuée, mais une modernité régénérée, ou plutôt réformée, partant « enchantée ». » (p.17)

    Le Réveil, en s’infusant dans la culture moderne, lui donne un nouvel élan, non plus fondé sur le « devoir » de la réussite matérielle, mais sur celui de la « construction » de soi (Bildung). Car le Réveil remet l’individu au centre du Salut ; voilà pourquoi naissent à cette époque les romans d’apprentissage (Bildungsroman), la sensibilité romantique du « moi », etc.

    Dans cet essai qui embrasse large (théologie, sociologie, philosophie, histoire, histoire de l’art, etc…), au risque de mal étreindre, Mark Alizart réussit néanmoins une mise en perspective audacieuse et très intéressante. Du « Enjoy » de Coca-Cola, centré sur l’épanouissement individuel, aux grandes figures (et théories) de l’art contemporain, en passant par les références évangéliques des blockbustersLa Guerre des étoiles) et des love songs, les racines protestantes de la culture pop deviennent transparentes. Jusque dans cette mentalité égotiste, où la foi n’est plus qu’un mot pour désigner la force de se réaliser soi-même.

    Mark Alizart est philosophe et critique d'art.

    Lire la suite...

  • Le CD avec des cris de joie n°16 est arrivé!

    Capture d’écran 2015-04-07 à 18.34.10.png

    Il ne vous reste plus qu'à vous rendre promptement dans vos librairies 

    ou à cliquer ci-contre pour le commander en ligne sur le site de la Librairie Jean Calvin !

    Bonne écoute! 

     

    A voir aussi : le site "Avec des Cris de Joie" où vous pourrez écouter quatre titres.

  • Trois questions à Dieter et Heidi Gembicki

    Dieter et Heidi Gembicki, qui ont publié au Croît-Vif, Le Réveil des coeurs, Journal du frère morave Fries (1561-1562), étaient les invités de la Librairie le 6 mars passé.